Territoires Montpellier

Un arbre blanc déploie ses branches en terrasses

L’Arbre blanc devrait obtenir sous peu son permis de construire. Cette tour de 17 étages, conçue par l’architecte japonais Sou Fujimoto, prendra place au bord du Lez, dans le quartier Port-Marianne Richter, à Montpellier. Elle se singularisera par un foisonnement de terrasses et d’ombrières qui se déploieront autour du corps central comme les feuilles ou les branches d’un arbre, avec des dimensions, des orientations et des hauteurs différentes. Ces balcons, d’une profondeur de 4 à 6 m, augmenteront de plus de moitié la surface des 110 appartements. La tour elle-même sera construite sur un principe simple : des planchers béton, tenus par un noyau central et des poteaux périphériques enveloppés d’une façade légère. Les balcons seront portés par une structure métallique indépendante constituée de profilés noyés dans l’isolation de la façade. « Chaque balcon sera tenu par deux IPN verticaux allant de dalle à dalle, placés de part et d’autre de l’ouverture, explique Cyrill Meynadier, dirigeant du promoteur Opalia et ex-directeur général de Proméo Patrimoine. La charge sera diffusée par les planchers et reprise par les IPN des étages inférieurs. C’est un projet complexe réalisé avec des techniques simples. »

La deuxième « folie ».

L’Arbre blanc est la deuxième des « Folies architecturales du XXIe siècle », un programme lancé par l’ancienne équipe municipale en référence aux « folies », des demeures construites au XVIIIe siècle par des Montpelliérains fortunés à la périphérie de la ville. Sa réalisation a été attribuée début 2014 à un groupement de deux promoteurs, Promeo Patrimoine (Sète) et Evolis Promotion (Montpellier), associés à trois agences d’architectes : Sou Fujimoto, Nicolas Laisné et Oxo Architectes. Deux autres opérateurs ont ensuite rejoint le tour de table : Crédit agricole Immobilier et Opalia. « Remporter un tel concours face à des concurrents comme Bouygues et Vinci est un moment rare dans une vie, témoigne Cyrill Meynadier. Nous formions une équipe hautement improbable : deux promoteurs régionaux associés à un architecte japonais que nous ne connaissions pas une semaine avant de déposer notre dossier de candidature ! Mais nous avons travaillé dans le dialogue, l’écoute et le respect. » 70 % du programme est déjà précommercialisé, à un prix moyen de 5 500 euros/m2. Les travaux devraient commencer début 2016 pour une livraison au printemps 2018.

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