Edito

Trop fort le BIM !

Mots clés : Logiciels - Outils d'aide

– Vous vous êtes mis au BIM ?
– Au quoi ?
– Au BIM. A la maquette numérique si vous préférez. Bien que ça ne soit pas tout à fait pareil… Vous savez, cet outil numérique qui vous permet de concevoir, de construire et d’exploiter un bâtiment, ou un ouvrage de génie civil, tout en animant la communauté d’acteurs qui gravitent autour du projet. C’est à la fois une base de données, un process et un outil graphique de synthèse 3D.
– Oui, bien sûr, je fais de la 3D !
– Il ne s’agit pas que de cela. Mais d’un avatar numérique intelligent de l’ouvrage. Bourré de données qui communiquent entre elles. Le BIM vous informe tout à la fois sur les caractéristiques du poteau, sur ses capacités dans la descente de charges, son entretien, son coût et de ce que l’on peut faire de ses composants à la déconstruction. De même pour une chaudière, une moquette ou une ampoule… Magnifique non ?
– Oui, c’est impressionnant ! Qu’est-ce qu’on gagne ?
– Ça fait baisser les coûts. Jusqu’à 20 %, prévoit-on de l’autre côté de la Manche où c’est déjà obligatoire. Ça fait passer le BTP de l’âge de la pierre à celui du numérique. Sans renoncer à la pierre non plus…
– Jusqu’à – 20 % ?
– Il paraît. Grâce à une conception-construction-exploitation collaborative. On gagne du temps : vous mettez la maquette sur le « nuage » et tout le monde bosse avec tout le monde. En conception, l’ingénieur invente la pièce à produire… sur l’imprimante 3D. En exploitation, le plombier identifie et localise sur sa tablette la vanne défaillante qu’il faut changer.
– Trop fort ! On commence quand ?
– Ça y est, c’est lancé. Les maîtres d’ouvrage publics vont pouvoir l’imposer en France dès le 1er avril (voir page 12) !
– Sans blague !

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