Régions

Trois questions à Nicolas Depoutot, président de l’Union nationale des syndicats français d’architectes (Unsfa), délégation lorraine.

Mots clés : Architecte - Architecture - Haute Qualité Environnementale - HQE

« Ramener les jeunes architectes vers la maîtrise d’oeuvre »

Lors de votre assemblée générale qui s’est tenue à l’Ecole d’architecture de Nancy, vous avez engagé le débat sur les principales revendications de la profession inscrites dans le Livre blanc des architectes. Pourquoi un tel texte ?

C’est la première fois que l’Ordre des architectes et les deux syndicats professionnels se réunissent pour écrire un Livre blanc qui fige sur le papier ce qui a bouillonné toutes ces années. Nos trente propositions rappellent ce que nous ne pouvons plus garantir aujourd’hui, à savoir la compétence, la responsabilité et l’indépendance.

Vous réclamez notamment une réforme du permis de construire. Sous quelle forme ?

Le permis de construire représente davantage un parcours d’obstacles juridiques qu’une garantie de respect de l’environnement. Ce qui est paradoxal face au développement des projets haute qualité environnementale. Le permis de construire intègre certes un volet paysager, mais l’instruction se fait par des agents non formés à cette thématique. Il serait préférable que sa délivrance se fasse en deux temps : le premier pour vérifier la conformité du projet architectural aux règlements d’urbanisme, le second, plus proche d’une consultation d’entreprises, et confié aux architectes.

Vous souhaitez également développer la formation des jeunes diplômés…

Seul un diplômé sur deux pratique la maîtrise d’oeuvre. Il faut donc instaurer une articulation entre la formation initiale et la pratique professionnelle, sous forme de contrats de qualification. Nous organiserons d’ici le mois de mai une conférence sur ce thème à l’école d’architecture de Nancy. Nous prévoyons également de rencontrer nos confrères alsaciens pour ouvrir le débat. En Alsace, les jeunes ont en effet plus de facilité à accéder à la commande publique, contrairement à la Lorraine qui rencontre plus de difficultés que dans les autres régions. Cette distinction s’explique par des divergences d’opinion de la classe politique. Les décideurs alsaciens sont sans doute plus éclairés que leurs homologues lorrains.

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