Régions Région

Trois piscines des années 1960 remises au goût du jour

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - Efficacité énergétique - Établissements sportifs couverts - Etat et collectivités locales - Logement social - Transport ferroviaire

3 026 € Prix moyen TTC au m du logement collectif neuf dans l’agglomération de Besançon, à fin mars 2017. Source : FPI.

66 000 t de ballast utilisées pour le renouvellement de la voie ferrée Mulhouse-Saint-Louis (43 km) jusqu’à août 2017.

31 716 € Coût moyen TTC de la rénovation énergétique d’un logement social en Alsace en 2016. Source : Areal Alsace.

La prochaine rénovation de la piscine du Carrousel à Dijon (Côte-d’Or) est caractéristique des chantiers qui attendent les équipements nautiques des années 1960, devenus vieillissants et énergivores. Fin 2017, les travaux de 20,7 millions d’euros HT s’engageront pour deux ans, sans interruption du fonctionnement de l’établissement. Choisi par la Métropole avec le bureau d’études dijonnais Archimen, Coste Architectures contourne cette contrainte en reconstruisant les bassins couverts à l’opposé de leur emplacement actuel. Le bâtiment de 5 360 m abritera un bassin de natation de 25 m et un bassin ludique. Sa nouvelle disposition lui fait jouer un rôle de coupe-vent pour le bassin extérieur, qui sera transformé en un espace nordique chauffé toute l’année. La piscine actuelle sera ensuite démolie, courant 2020.

Dijon Métropole a invité les maîtres d’œuvre, ainsi que les principales entreprises de travaux qui seront choisies cet automne (charpente, maçonnerie et fluides), à piloter le chantier à l’aide du building information modeling (BIM). Côté énergie, le raccordement au réseau de chauffage urbain et le traitement à l’ozone de l’eau des bassins couverts permettront de réduire les dépenses.

Contraintes d’un PPRI. A Besançon (Doubs), la réhabilitation de la piscine de plein air de Chalezeule, sur les berges du Doubs, est fortement tributaire du plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Aucune construction nouvelle n’étant autorisée à cet endroit, la Ville, maître d’ouvrage, a choisi de réorganiser les espaces. Moins utilisé que le bassin de 50 m dont l’étanchéité sera refaite, celui de 25 m sera supprimé. Les surfaces libérées seront mises à profit pour étendre les espaces pour les enfants.

Les quatre équipes de maîtrise d’œuvre, qui seront départagées fin juin, doivent apporter des réponses techniques compatibles avec cette localisation particulière et avec le budget de 3,5 millions d’euros HT. Déjà allégée avec l’installation de panneaux photovoltaïques il y a deux ans, la facture d’énergie pourrait être optimisée par une chaudière eau-eau sur la nappe phréatique. Les travaux sont prévus de juin 2018 à mai 2019.

Enfin, à Mulhouse (Haut-Rhin), la communauté d’agglomération M2A a fait le choix de la rénovation du stade nautique familial de 1962 pour un montant de 3,4 millions TTC, plutôt qu’une démolition-reconstruction, « qui aurait probablement coûté le double », souligne Pierre Lipp, conseiller communautaire pour les équipements sportifs. Cette option est rendue possible par la pose d’une enveloppe en inox sur le revêtement en carrelage d’origine devenu défectueux. Elle forme une fine peau protectrice de feuilles soudées et pliées sur place par l’entreprise Zeller France. La rénovation limite l’impact sur les éléments existants -elle retire pour l’essentiel les rigoles afin de créer une piscine de débordement et modernise le système de filtration. Elle a réduit à neuf mois le délai de fermeture au public. L’équipement rouvre le 24 juin prochain.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X