Dossier Investissement

Très chères rénovations

Mots clés : Accessibilité - ERP sans hébergement - Normalisation - Marquage CE

Les opérateurs consacrent d’énormes budgets à la rénovation des centres de vacances. C’est le prix à payer pour satisfaire des clients de plus en plus exigeants en termes de confort et d’équipements, pour le respect des normes environnementales, de sécurité et d’accessibilité, et aussi accroître la valeur patrimoniale.

Propriétaires ou non, dans le tourisme social ou à but lucratif, tous les opérateurs de centres de vacances en France investissent lourdement dans la rénovation. En témoigne Belambra Clubs, qui, après avoir repris 58 établissements de Village Vacances Familles (VVF), indique y avoir consacré près de 250 M € pour des travaux d’amélioration entre 2011 et 2015. En regard de son chiffre d’affaires qui avoisine 150 M €/an, cela représente un effort de l’ordre de 40 % par an. De même, le groupe privé Pierre & Vacances-Center Parcs (P&V-CP) investit près de 14 M € chaque année uniquement dans la rénovation des parties communes et des espaces de loisirs de ses 280 sites P&V-CP, Maeva et Adagio. Ou encore Les Villages Clubs du Soleil (VCS), spécialiste du tourisme social et solidaire tout inclus, fusionné avec Renouveau Vacances en 2014, avec un patrimoine de 20 villages à la montagne et en bord de mer pour 10 à 15 M € dépensés tous les ans.

Deux priorités visées

Pourquoi un tel effort ? La raison est simple : dans le tourisme, la rénovation vise deux priorités. La sécurité et le respect réglementaire d’un côté, le maintien de l’établissement à un niveau répondant aux exigences des vacanciers de l’autre. Dénominateur commun, tous les travaux s’inscrivent dans les obligations liées aux établissements recevant du public (ERP) : mise aux normes en termes de sécurité, d’accessibilité ou de thermique ; amélioration de la gestion opérationnelle, de la maintenance et de l’entretien ; enrichissement patrimonial et valorisation des biens ; adaptation au modèle social contemporain. Le souci de s’inscrire aussi dans une démarche de développement durable, souhaitée par la clientèle actuelle est également prégnant. Elle consiste à réduire l’impact CO2, veiller à la gestion environnementale des sites (déchets, pollutions), diminuer les factures eau et d’énergie, mettre en valeur la qualité du...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 352 du 24/06/2016
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