Edito

Transformation et rupture

Le terme est répété à l’envi par des ministres qui annoncent les réformes à la chaîne : le gouvernement ne se contente pas de mesurettes, il « transforme ». Ce mantra macronien s’incarne au premier chef dans une méthode – concerter, décider et budgéter – qui veut solder l’ère des incantations et des chèques en blanc. Il se prolonge dans les choix politiques, tantôt de « droite », tantôt de « gauche », qui désorientent les boussoles traditionnelles. Peu importe, conjure le gouvernement, du moment qu’il y a un cap.

Ce cap, exprimé dans le programme du candidat Macron, s’est matérialisé la semaine dernière dans le projet de loi de finances 2018, frappé du sceau du « sérieux budgétaire », et dans un grand plan d’investissement de 57,5 milliards (lire p. 26). Economies ou argent...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5943 du 06/10/2017
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