Edito Coup de griffe

Tout ça pour ça

Les nouvelles régions administratives, c’est fait. Les nouveaux exécutifs régionaux, c’est fait. Les nouvelles capitales régionales, c’est (quasiment) fait. Reste à trouver les noms des nouvelles entités nées de la réforme territoriale. Et là, c’est parfois beaucoup plus compliqué.

Dans la grande région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, par exemple, l’intifada géolinguistique fait rage depuis des mois, sans perspective d’un cessez-le-feu à court terme. Les partisans du Languedoc-Pyrénées s’écharpent avec les supporters de l’Occitanie, tandis que les défenseurs de l’Occitanie-Pays catalan pourfendent les aficionados de Pyrénées-Méditerranée.
Jean-Michel Baylet, ci-devant ministre des Collectivités territoriales et ancien sénateur du Tarn-et-Garonne, a un avis – évidemment radical – sur la question. Pour lui, pas de doute, de Nîmes à Cahors, un seul étendard : « Naturellement, le Languedoc. »
Pour le locataire de l’hôtel de Castries, ce nom découle de la « vérité historique », car le territoire constitue « la région languedocienne où on parle la langue d’oc ». Limpide. Dialectique. Incontestable. Sauf qu’avec cette implacable logique la nouvelle carte de France pourrait se découper en Basquie, Catalanie, Provençalie, Nissartie, Saintongie, Bretagnie, Burgondie-Morvandie, Wallonie… Et pourquoi pas, Alsace, Lorraine, Savoie et Picardie, tant qu’on y est !

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