Régions Renouvellement urbain

« Tous nos chantiers seront achevés en 2018-2019 »

Arlette Fructus est vice-présidente de la métropole d’Aix-Marseille-Provence et présidente des groupements d’intérêt public (GIP) Marseille Rénovation urbaine et Politique de la Ville. Elle détaille l’avancée et les enjeux des projets de renouvellement urbain sur le territoire de la métropole.

M – Vous avez récemment organisé à Marseille des rencontres du renouvellement urbain. Quel en était l’objectif ?

Il n’y avait jamais eu d’expression collective des partenaires impliqués dans la transformation des quartiers dégradés. Il était important, en présence de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et de son directeur général, Nicolas Grivel, de faire état des avancées mais aussi des difficultés et des progrès à accomplir. Il était également essentiel de prendre en compte la nouvelle dimension métropolitaine de notre territoire. Désormais, le renouvellement urbain, le développement économique et les projets de transports sont étroitement liés et interagissent les uns avec les autres.

M – Le programme de renouvellement urbain marseillais est le plus important de France à l’échelle d’une seule commune. Où en est aujourd’hui son avancement ?

Ce programme a permis de mobiliser 1,1 milliard d’euros au travers de 14 conventions. Tous les engagements financiers sont pris et bouclés, et la fin des opérations est prévue en 2018-2019. En matière de réhabilitation, relogement et reconstruction de logements locatifs sociaux, les objectifs sont pratiquement atteints. Pour les démolitions et la modernisation des équipements publics, nous en sommes aux deux tiers.

M – Qu’en est-il de la mise au point du nouveau programme ?

Le territoire métropolitain porte 11 opérations d’intérêt national et huit d’intérêt régional. Les premiers protocoles de préfiguration ont été signés pour Aix-en-Provence, Port-de-Bouc- Martigues et Miramas. Quant à Marseille, huit dossiers devraient être examinés en comité d’engagement à la fin du mois de novembre et début décembre. C’est la première étape avant les conventions ; dix-huit mois sont à prévoir entre ces deux contractualisations. Pour les cités de la Castellane et d’Air Bel, nous n’avons pas attendu, les études sont lancées et financées. Nous allons également renforcer nos interventions sur les copropriétés dégradées.

M – Les moyens financiers seront-ils au rendez-vous ?

C’est la grande inconnue… Quelque 5 milliards d’euros sont prévus au plan national, mais sans que l’on en connaisse la répartition entre les territoires et les projets. La dynamique de reconquête sera forcément moindre, si l’on se réfère au premier programme, qui avait, lui, mobilisé 12 milliards d’euros. Et cette inconnue sur les financements pose problème pour étudier les opérations qui pourront figurer dans les conventions.

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