Territoires

Tours Le marché du logement neuf en chute libre

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Marché de l'immobilier - Politique du logement

Les promoteurs sont inquiets. Selon les derniers chiffres de l’observatoire régional de la promotion immobilière en région Centre-Val de Loire (Ocelor), les ventes ont baissé de 25 % en trois ans dans l’agglomération tourangelle et de 12 % sur 2014. On dénombrait 521 ventes durant les trois premiers trimestres de 2015 (697 en 2012). Une chute de près de 40 % si l’on prend 2009 comme année de référence. Les ventes en état futur d’achèvement sont de 969 logements. « Nous souffrons d’une baisse régulière des autorisations administratives. Nous crions au secours car, derrière ces chiffres, ce sont des emplois qui disparaissent », s’alarme Benoît Aiglon, président d’Ocelor et de la Fédération des promoteurs immobiliers de la région Centre-Val de Loire.

Contre la densification et le bétonnage. Pour les professionnels, ces résultats contredisent les chiffres avancés par le maire LR de Tours, Serge Babary, qui s’insurgeait récemment dans nos colonnes contre la « densification et le bétonnage » de certains quartiers, et évoquait la mise en place d’une charte pour encadrer les attributions de permis de construire. « La Fédération des promoteurs immobiliers ne signera pas cette charte et nous l’avons fait savoir au maire », poursuit Benoît Aiglon. « Elle ne fait qu’ajouter de nouvelles règles à celles qui existent déjà et renforcer la complexité administrative. Le plan local d’urbanisme est là pour encadrer la construction, c’est le seul outil qui existe et nous l’appliquons. Arrêtons de dire que les professionnels ont tort ! Si l’on veut changer de cap, il faut un nouveau PLU. »
Pour autant, les promoteurs ne renient pas la discussion préalable que préconise le maire pour améliorer la physionomie et la qualité des futurs logements. « Si Tours veut faire mieux, très bien ! Nous sommes aussi partants ! Mais nous n’avons pas attendu la charte pour faire de la concertation, et nous nous poursuivrons bien sûr cette démarche », conclut Benoît Aiglon.

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