Territoires

Toulouse Métropole L’aéroport fait volte-face

Mots clés : Gares, aéroports

Début 2015, la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB) annonçait un programme d’investissements de près de 30 millions d’euros. Un an plus tard, Anne-Marie Idrac, présidente du conseil de surveillance, et Jean-Michel Vernhes, président du directoire, ont présenté un tout autre programme. Mettant l’accent sur le développement des lignes européennes low-cost et des lignes long-courrier, la stratégie du nouvel actionnaire chinois, détenteur de 49,99 % des parts, la société Casil, implique d’adapter les infrastructures.

« Cela va débuter sous la forme de vols charters, puis, nous allons transformer cet essai en vols réguliers à l’échéance 2018. Outre la Chine, nous voulons développer des liaisons vers les Etats-Unis et le Golfe. Cela nous a conduits à arrêter l’extension de l’aérogare vers le sud présentée en 2015 », explique Jean-Michel Vernhes. D’ici à 2030, 12 millions de passagers par an sont attendus, contre un peu plus de 7 millions aujourd’hui.

Equipements extra-aéronautiques.

L’actionnaire chinois veut aussi des développements extra-aéronautiques, ce qui signifie des espaces de vente et de restauration plus conséquents. Réaménagé et étendu sur 2 000 m2, le hall D va accueillir un poste d’inspection filtrage unique (PIF), contre deux aujourd’hui. En aval du PIF, sera placée la zone commerciale d’environ 5 000 m2. Le hall A existant sera, lui, connectée à une jetée de 2 500 m2, dotée de cinq portes d’embarquement. L’équipe de maîtrise d’œuvre pour chacune des deux opérations mobilisant au total un investissement de 30 millions d’euros sera choisie en avril. A l’automne, ce seront au tour des entreprises d’être retenues pour un chantier de douze mois, à partir de la fin du premier trimestre 2017. A noter que les travaux sur le hall D commenceront par la dépose d’équipements existants.

De son côté, ATBDH, filiale immobilière d’ATB, a lancé la consultation d’un groupement de conception-réalisation pour construire un hôtel 4 étoiles de 148 chambres. Doté d’un centre d’affaires de 1 000 m2, il sera relié à l’aérogare. Le choix du lauréat doit intervenir en juin. Associé à l’architecte Jean Nouvel et au bureau d’études TPF-i (ex-Beterem), Spie Batignolles serait sur les rangs. L’enveloppe s’élève à 20 millions d’euros.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X