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TOULOUSE Dans l’attente de la grande vitesse La gare Matabiau fait peau neuve

Mots clés : Rénovation d'ouvrage - Rénovation urbaine - Transport ferroviaire

Dès cette semaine, débutent, à proximité de la gare de marchandises Raynal, à Toulouse, les travaux de construction de l’atelier d’entretien des nouveaux autorails Bombardier, commandés par la région Midi-Pyrénées pour renouveler et renforcer le parc des TER.

Une réserve foncière de 4 hectares

L’investissement, d’un montant de 17 millions d’euros, représente la première phase du projet de déménagement, sur le site de la gare Raynal, de l’ensemble des ateliers d’entretien du matériel roulant, actuellement installés rue Périole, près de la gare des voyageurs Matabiau. « Cette opération, qui représente un coût global de 60 millions d’euros, sera réalisée dans le courant de la décennie », estime Alain de Tessières, directeur régional de la SNCF. Elle permettra de libérer un espace de près de 4 hectares – une précieuse réserve foncière dans le prolongement de la ZAC Marengo -, d’améliorer l’accessibilité à la gare Matabiau avec la création éventuelle d’une entrée rue Périole, mais aussi de préparer l’arrivée de la grande vitesse à une date qui reste à préciser…

Eponger le trafic des TER

Aujourd’hui, la gare de voyageurs fait elle-même l’objet d’un ensemble de travaux, sous maîtrise d’ouvrage de la SNCF, destinés à améliorer l’accueil, mais également à adapter les capacités du site à l’augmentation de trafic liée au cadencement des TER mis en oeuvre par la région. Un million et demi d’euros HT est consacré à la rénovation du hall et à l’espace d’attente, avec le renouvellement du mobilier, une modernisation de la signalétique et la réorganisation de la billetterie automatique.

Un sixième quai pour 2006

Mais l’opération la plus conséquente concerne la création d’un sixième quai d’ici à 2006, un chantier lancé dès les prochains mois, avec un ascenseur, une connexion au métro et un accès au hall d’accueil adapté aux personnes à mobilité réduite.Un investissement estimé à 23 millions d’euros HT, financé par la SNCF et Réseau ferré de France.

La modernisation et la restructuration de Matabiau, élément central du « noeud ferroviaire » toulousain, représente ainsi une adaptation à une croissance de la fréquentation, avec 10 millions de voyageurs par an attendus à l’horizon 2012, contre 6 millions aujourd’hui.

ENCADRE

Etudes financières pour le TGV Bordeaux-Toulouse

Selon les pré-études réalisées par Réseau ferré de France concernant la réalisation d’une liaison grande vitesse Bordeaux-Toulouse- Narbonne, le coût total du projet, sur le tronçon Bordeaux-Toulouse, s’élèverait au minimum à environ 3,1 milliards d’euros. Plusieurs scénarios ont été élaborés :

Le contournement de Bordeaux représenterait 840 millions d’euros, contre 240 millions pour une liaison Bordeaux sud-Hourcade sans contournement.

Plus de 2,5 milliards d’euros seraient nécessaires pour la ligne nouvelle de 207 km Bordeaux-Toulouse, avec respectivement 140 millions et 300 millions pour d’éventuels raccordements à Agen et Montauban, et 50 millions d’euros pour une simple bifurcation à hauteur de Montauban.

L’aménagement de Toulouse nord impliquerait 90 millions d’euros et celui de la gare Matabiau 250 millions. Un éventuel contournement de Toulouse, dans un deuxième temps, en direction de Narbonne, représenterait, à lui seul, un coût de 430 millions d’euros.

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