Intérieur

Tom Dixon électron libre et autodidacte

Mots clés : Architecture intérieure - Produits et matériaux

Entre ses premiers sièges en métal, soudés dans son sous-sol londonien, et sa dernière suspension Melt, cosignée avec le collectif suédois Front, en passant par le cuivre dont il a relancé la mode avec les best-sellers que sont ses suspensions Copper Shades, Tom Dixon aborde le design en électron libre.

Dans les années 1980, les sièges postpunk de ce musicien (1) et designer autodidacte ont clignoté sur le radar de Giulio Cappellini qui, avec le flair qu’on lui connaît, a édité dès 1991 la S-chair en rotin tressé et métal qui trône aujourd’hui au MoMA. Beau début, mais c’est sans aucun doute le fait d’avoir occupé le poste de directeur du design d’Habitat de 1998 à 2008 qui a apporté à Tom Dixon une vision panoramique du marché, à une époque où très peu de designers indépendants avait intégré la dimension marketing dans leur travail. Loin de museler toute audace ou toute générosité, cette approche lui a, en outre, permis d’offrir aux amateurs de design, à prix démocratique, des rééditions de meubles iconiques signés Sori Yanagi, Robin Day, Pierre Paulin ou Anna Castelli. Après un passage de 2004 à 2009 chez Artek – toujours au poste de directeur de création -, Tom Dixon s’est recentré sur sa marque (il est dorénavant son propre éditeur), ainsi que sur quelques projets d’aménagement d’espaces tels que les restaurants branchés Shoreditch House et The Dock Kitchen, à Londres, ou Eclectic à Paris, ainsi que le premier hôtel Mondrian ouvert l’an dernier dans la capitale britannique. En parallèle, son fauteuil à haut dossier Wingback reprenant la silhouette d’un archétypal siège anglais du XVIIe siècle, comme ses suspensions sphériques en cuivre Copper Shades sont de véritables best-sellers. On peut d’ores et déjà parier que sa lampe Melt, cosignée avec le collectif suédois Front et présentée à Milan en avril dernier aura le même avenir radieux. Rencontre.

Vous reconnaissez-vous dans cette image de designer-entrepreneur que vous symbolisez ?

Je pense que je n’ai jamais séparé le commerce et le design. Je ne rêvais pas d’être designer, et encore moins de faire des études pour le devenir. C’est le simple fait de constater que quelqu’un souhaitait acheter les sièges que je fabriquais pour m’amuser dans mon sous-sol à...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 245 du 14/10/2015
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