Enjeux

Tests antisismiques pour Partner Engineering

Mots clés : Produits et matériaux

Le spécialiste de l’habillage de façades en composite ciment verre continue à innover.

«La nouvelle carte de France des risques sismiques nous conduit à faire tester nos panneaux par le CSTB, explique Olivier Janier-Dubry, fondateur et P-DG de Partner Engineering à Cormontreuil, près de Reims. Nous avons revu tous nos systèmes de fixation, augmenté l’épaisseur entre chaque pièce et amélioré la résistance du béton. » La réussite à ces essais est cruciale pour cette PME créée en 1995 si elle entend continuer à travailler du côté de Lyon par exemple, même si elle réalise près de la moitié de son chiffre d’affaires en région parisienne.

« Se remettre en cause, être poussé dans ses derniers retranchements, ne serait-ce que pour mieux connaître nos matériaux », n’est pas pour déplaire à Olivier Janier-Dubry, 50 ans. Ce diplômé d’une école de commerce qui, au début de sa carrière, a dirigé la scierie familiale puis vendu des produits en béton, a déjà surmonté d’autres épreuves. Et notamment un redressement judiciaire en 2005, à la suite d’un chantier qui a mal tourné. A la clé, un préjudice de 500 000 euros, le tiers du chiffre d’affaires de l’époque. L’entreprise a depuis remboursé tous ses créanciers et reconstitué ses fonds propres.
Actionnaire unique de sa société et propriétaire des murs, Olivier Janier-Dubry souhaite « tout maîtriser ». Partner Engineering conçoit, fabrique et pose lui-même des panneaux en composite ciment verre (CCV) sur mesure destinés à l’habillage des façades. Plutôt orientée à l’origine vers la fabrication de modénatures, la PME s’est recentrée vers l’enveloppe du bâtiment lorsque l’isolation par l’extérieur s’est imposée.
Dans ses ateliers chauffés, Partner Engineering mélange une centaine de tonnes de ciment par mois à de la fibre de verre, du sable très fin, des polymères et différents additifs. « Nous fabriquons des panneaux de 15 m2 maximum sur 20 mm d’épaisseur qui, à surface égale, sont dix fois plus légers que le béton mais aussi solides que l’acier. » Projeté dans un moule et teinté dans la masse, le mélange peut adopter toutes les formes et tous les aspects : bois, pierre, brique, etc. L’entreprise s’est aussi lancée il y a quelques années dans le béton fibré à ultra-hautes performances.
Le premier interlocuteur de Partner Engineering est l’architecte, mais le client final reste dans la plupart des cas une entreprise générale du bâtiment ou une major du BTP comme Eiffage et surtout Vinci. « Nous intervenons sur tout type d’immeuble, d’un centre de conférences à Hanoï à un temple bouddhiste à Millau, en passant par des entrepôts à Paris. » La PME participe en ce moment à la construction d’un hôpital à Bruxelles (8 000 m2 à poser) et d’un immeuble d’habitation dans la capitale. L’entreprise marnaise effectue une quarantaine de chantiers par an, pour le triple de dossiers étudiés. Ses carnets de commandes sont pleins pour deux ans.

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ENCADRE

3,5 M€ de chiffre d’affaires, dont 30 % réalisés à l’export.
20 salariés, dont 3 ingénieurs.

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