Territoires Territoire de Belfort

Territoire Habitat investit plus de 300 millions d’euros

L’office public départemental Territoire Habitat engage la concrétisation de son plan stratégique patrimonial (PSP), voté fin 2014 jusqu’en 2023. La nouvelle programmation pluriannuelle démarre un an avant le terme de la précédente. Deux facteurs justifient l’accélération de calendrier, selon le directeur général Jacques Mougin : « L’environnement législatif et réglementaire a connu des évolutions récentes considérables, fin de convention Anru, prélèvements financiers sur les bailleurs, encadrement des loyers, financement de la réhabilitation… Pour notre part, nous savons que nous aurons atteint les objectifs du PSP 2007-2016 à son échéance : nous aurons alors cumulé 961 constructions et 2 648 réhabilitations. Le moment était donc venu de redonner une vision de long terme ».

L’enveloppe d’investissements dépassera au total 300 millions d’euros. La construction dispose de 80 millions d’euros. Avec 55 logements par an, elle réduira toutefois son rythme de près de moitié en comparaison du PSP précédent. « Le marché est détendu, les nouveaux élus de l’agglomération belfortaine jugent suffisant le niveau d’habitat aidé, et nous sortons de quinze années où nous avons renouvelé plus de 15 % de notre parc », explique Jacques Mougin.
Au terme du nouveau PSP, le parc de Territoire Habitat restera à son niveau actuel de 11 423 logements. En effet, des démolitions interviendront en nombre équivalent aux constructions. A Belfort, la disparition de trois tours aux Résidences est programmée en 2016, en complément d’une barre de 175 logements aux Glacis qui s’achève cet été.

Réhabilitations en entreprise générale.

La priorité sera donnée à la réhabilitation, à hauteur de 140 millions d’euros pour 3 655 logements, dont 2 972 au titre de la rénovation énergétique, notamment dans les quartiers Béchaud et Glacis de Belfort. La maintenance forme une composante tout aussi essentielle de la nouvelle feuille de route. « Nous lui dédierons 65 millions d’euros avec deux priorités : l’adaptation de l’habitat aux seniors dans le droit fil de notre politique vieillissement définie en 2012, et la lutte contre la vacance », poursuit le directeur général. L’office estime « réaliste » de mener son PSP dans le respect d’un objectif de taux d’autofinancement supérieur à 5 %, le « seuil d’alerte » fixé pour les bailleurs. Signée début mars, la convention avec la Caisse des dépôts pour un prêt de 30 millions d’euros sur deux ans valide cette stratégie. En matière d’organisation des marchés, le bailleur introduit une exception significative à son principe d’allotissement : les réhabilitations énergétiques les plus importantes seront attribuées en entreprise générale. Le cas se présente pour les appels d’offres en cours de 106 et 225 logements rues Chappuis et Payot à Belfort. « Cela ne ferme pas la porte aux entreprises locales et régionales », rappelle Jacques Mougin. Leur groupement Aube a d’ailleurs remporté le chantier en cours de 123 logements dans le quartier Béchaud.

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