Régions Fréjus

Tecs fabrique du béton dans le sol

Mots clés : Entreprise du BTP

Filiale de Seeta, la PME spécialisée dans la pose de palplanches et le rabattement de nappes phréatiques… Tecs (20 personnes, 3 millions d’euros de chiffre d’affaires), située à Fréjus (Var), innove en mettant en œuvre pour la première fois, sur un chantier de confortement de berges, le « soil mixing ». Plus connue sous le nom de méthode « japonaise », cette technique de renforcement des sols utilise le terrain en place comme agrégat. Elle permet, en injectant un coulis de ciment au moyen de tiges de forage et de mixage installées sur une machine de vibrofonçage, de réaliser rideau de pieux, soutènement, fondations profondes…

Un premier chantier dans le Var

Principaux avantages de cette technique réservée aux terrains alluvionnaires, et qui possède une norme européenne et française depuis 2005 (1) : plus de sensibilité au prix de l’acier comme pour les palplanches, des nuisances sonores limitées, pas de déblais, un approvisionnement des chantiers réduit, des rendements importants… « En termes de coût, la baisse peut varier de 10 % à beaucoup plus selon les cas par rapport aux techniques conventionnelles comme les palplanches métalliques », souligne Sébastien Lechevallier, directeur de Tecs.
A Sainte-Maxime (Var), à proximité du site des Cheminées Brisach et en bordure du Préconil, Tecs réalise un ouvrage de protection de 220 m de longueur, constitué de colonnes de 60 cm de diamètre enfouies à 6,5 m de profondeur et dont une sur deux est prise dans une cage d’armature acier. Lancé à la mi-août, ce chantier de 5 personnes et de 215 000 euros HT (avec des travaux préparatoires et une dalle de recouvrement) sera terminé en octobre, au rythme de 1 400 l de coulis environ injecté par colonne, à la descente et à la remontée du forage.
Avant ce premier chantier, Tecs a investi 400 000 euros dans les outils de forage et la centrale à ciment que nécessite un atelier de « soil mixing ». Un an de mise au point du procédé sur un plot d’essai et de formation du personnel a été nécessaire. Dans sa démarche de développement du procédé, Tecs s’est associé à Socotec et à un BET géotechnique local. « Nous pouvons travailler jusqu’à 13 m de profondeur, et nous sommes en discussion pour d’autres chantiers », assure Sébastien Lechevallier.

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(1) « Exécution de travaux géotechniques spéciaux : colonnes de sol traité norme NF EN 14679. »

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