Régions ALPES-MARITIMES

Tama, un happy cinquantenaire

«C’est en visionnant le clip de Pharell Williams et en voyant l’image d’un ouvrier qui marche dans la rue que j’ai eu l’idée de reprendre le concept de Happy et de le réaliser au sein de la société, à l’occasion de ses 50 ans », raconte Philippe Renaudi, le dirigeant de la PME de travaux publics azuréenne Tama. D’abord réticent, le personnel a joué le jeu et « Happy » version Tama, tourné et monté en un mois par une jeune stagiaire en audiovisuel dans l’entreprise, Célia Ravi, s’est taillé un joli succès médiatique. Un coup de projecteur réussi pour Tama (des milliers de vues sur You Tube en quelques jours) et une bonne dose d’optimisme et de confiance diffusés dans la société et à l’extérieur en ces temps de crise et de morosité.

Ancrage local

Tama compte parmi les toutes dernières grosses PME de travaux publics familiales et indépendantes de la région (120 personnes au total, avec EMGC, une entité rachetée en 1997 et basée à Menton, et un chiffre d’affaires global de 20 millions d’euros). Intervenant à 75 % sur les marchés publics du département et à 25 % dans le privé, elle couvre les métiers principaux des travaux publics : canalisations, génie civil, travaux maritimes, terrassement-démolition, VRD, etc. La PME aménage actuellement le parvis de la gare SNCF à Nice et réalise des travaux de réfection de quais et de dragage au port Canto à Cannes en groupement avec Vinci, un contrat de près de 10 millions d’euros. Sur un marché qui s’est réduit ces dernières années et beaucoup plus ouvert à la concurrence étrangère qu’avant, elle montre ses points forts : un fort ancrage local (le groupe a des agences à Cannes, à Nice et à Menton) et des capacités d’intervention fortes sur les chantiers grâce à un impressionnant parc de matériel en propre. Tama possède ainsi près de 200 véhicules, poids lourds et engins de chantier. La maintenance et l’entretien sont assurés en interne.

Un nouveau siège

« Nous attendons une embellie en 2015 avec des projets comme la station d’épuration de Cagnes-sur-Mer, le tunnel du tramway de Nice et les projets de bus à haut niveau de service dans le département », analyse Philippe Renaudi. Signe de sa solidité et de sa confiance en l’avenir, Tama, Prix Moniteur de la Construction en 2006, a racheté les anciennes installations d’Eiffage Génie civil à Cagnes-sur-Mer (3 ha d’une ancienne carrière). Elle y aménage actuellement son siège et son parc de matériel après l’avoir doté d’une plate-forme de traitement et de recyclage de matériaux issus des chantiers (3 millions d’euros d’investissements au total).

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X