Régions Bordeaux

Sur les quais, Vinci défie la Méca

Mots clés : Entreprise du BTP

En septembre 2018, 150 collaborateurs de Vinci intégreront leur nouveau siège régional, quai de Paludate, au cœur de Bordeaux Euratlantique. Commencés en janvier, les travaux des bâtiments Emergence et Nouveau Monde avancent vite. Adim, la structure chargée du développement immobilier de Vinci, a confié les travaux au constructeur GTM (également filiale de Vinci). C’est donc un pur produit Vinci qui va s’ériger face à la Maison de l’économie et de la culture (Méca) d’ici quelques mois. L’opération, de 3 304 m , est constituée de deux volumes qui se superposent et comptent 8 000 m de bureaux, 775 m de surface commerciale (Emergence) et 175 chambres étudiantes (Nouveau Monde), gérées par Domofrance. Le montant de l’opération est de 37,1 M€ HT.

Pas d’ostentation. L’agence Lipsky + Rollet Architectes a travaillé sur l’intégration du site entre les échoppes traditionnelles et la monumentale Méca, livrée en juillet 2018. « C’est un gros programme que l’on ne voulait pas massif, mais il fallait tenir le choc face à la Méca », confie Pascal Rollet. Côté quai, le bâtiment Emergence s’élèvera à 36 m – comme la Méca – et côté rue Cabanac, il ne dépassera pas les 18 m. Mais l’opération ne se veut pas ostentatoire : « C’est un bâtiment rationalisé à la structure simple, explique l’architecte, il n’y a pas de porte-à-faux ou de transfert de charge compliqué. C’est un bâtiment fonctionnel, pas un geste. »

La structure est en béton et les façades des trois volumes en verre et aluminium, enveloppées d’une maille métallique aluminium et acier laqué, dont la couleur champagne doux est une référence à la pierre bordelaise. La contrainte majeure avec laquelle les maîtres d’œuvre ont dû travailler est la vue sur les quais à conserver. « Cela a dirigé notre projet », reconnaît l’architecte. Des failles séparent chaque bâtiment pour ouvrir le programme sur le quartier et alléger les volumes. Perception renforcée avec la transparence créée par le verre et la maille. Toujours dans ce souci de respiration, les architectes ont prévu un jardin, « un paysage », précise Pascal Rollet, en cœur d’îlot, et un jardin-terrasse sur les bureaux à louer.

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