Autres

Sur la route

Mots clés : Architecte - Architecture - Manifestations culturelles - Réseau routier - Services urbains

Les 1er et 2 octobre dernier a eu lieu au Centre Pompidou un colloque international portant sur les métropoles de la grande échelle. Une initiative portée par Frédéric Mitterrand qui a profité du débat sur le Grand Paris pour ouvrir la réflexion. Quatre demi-journées de conférences modérées par Frédéric Migayrou, directeur-adjoint du Musée national d’art moderne, où se sont exprimés une vingtaine d’architectes. Nous avons choisi de retracer les lignes fortes de la conférence, en français, de Rem Koolhaas, néanmoins grand absent du Grand Paris.

Voilà un moment clé qui illustre bien la relation entre la France et la grande échelle, une période que l’on n’a toujours pas digérée en France. D’après cette image, nul ne peut dire si c’est le commencement ou la fin de l’aventure de la modernité. Le mouvement arrière est ici plus facile à imaginer que le mouvement avant.

En 1967, il était encore très possible d’imaginer la modernité comme une finalité passionnante, excitante et populaire.

J’ai récemment visité le projet des 200 colonnes de Fernand Pouillon à Alger, l’un des exemples les plus remarquables de la modernité. Ce qui m’a frappé est la capacité de cette architecture à s’accommoder à la vie et à tenter une intégration avec la ville. Cette connexion entre la pensée et l’action architecturale analysée alors par Jacques Lucan a pour un temps défini l’architecture française.

Au moment où la France connaissait un grand enthousiasme pour la modernité a commencé une critique légitime, avec Godard notamment mais aussi Debord. Ils ont travaillé sur la connexion entre la modernité, la consommation et une autre forme d’urbanisme, très riche en implications mais qui a mis la modernité en France dans une situation assez complexe.

La génération mai 68 qui va heureusement finir par disparaître a grandement participé à tuer l’idée de modernité. Et nous sommes toujours aujourd’hui dans une situation de modernité niée.

Jean Nouvel a beaucoup profité de mes bêtises en se contentant de contredire tout ce que j’ai proposé pour mener une carrière extrêmement intelligente mais qui a malheureusement abouti à des moments comme cela. Sa posture est très révélatrice de la complexité de ce moment initial mal digéré et...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 192 du 01/11/2009
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X