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Sud-Ouest La CAC primée pour sa lutte contre le travail illégal

Mots clés : Droit du travail - Travail

Créée en 2014 par Frédéric Pradal, gérant de la société Ifecc, économiste, maître d’œuvre de la construction et OPC, dont le siège est basé à Toulouse, la société CAC (Contrôle accès chantier) a obtenu le prix French Tech de la Banque publique d’investissement (BPI), décerné aux entreprises innovantes.

Ce prix distingue cette année une activité répondant à une problématique majeure pour le BTP : la lutte contre le travail illégal. Le dispositif développé par la CAC repose sur un logiciel intégrant les coordonnées de chaque salarié avec l’ensemble des informations attestant qu’il répond aux exigences légales (couverture sociale, rémunération, etc.), associé à une carte à puce individuelle susceptible de vérification grâce à un lecteur ad hoc.

Contrôle hebdomadaire et pénalités.

« Le principe implique la fourniture obligatoire de ces données par les entreprises dans leur réponse aux appels d’offres, explique Frédéric Pradal. Intégrées dans la base de données, elles permettent un contrôle hebdomadaire sur le chantier avec un compte rendu au maître d’ouvrage ». En cas de défaut de carte individuelle, voire d’oubli par le salarié, des pénalités sont prévues. Aujourd’hui la société CAC dispose de plus de 3 000 identifications dans sa base de données. « Ce système doit intéresser les maîtres d’ouvrage publics aussi bien que privés, à l’exemple de Kaufman & Broad, notre premier donneur d’ordre qui a généralisé ces contrôles sur toutes ces opérations. Nous sommes à cet égard en discussion avec des collectivités, comme la Ville de Toulouse, des bailleurs sociaux et en contact avec la FFB et la Direccte ».

Ce service, inscrit dans la ligne droite de la loi Savary sur la lutte contre la concurrence déloyale, pourrait évoluer avec le projet de carte professionnelle BTP évoqué par le ministre du Travail et de l’Emploi. « Il serait bon que le contrôle de cette carte soit ouvert à des sociétés comme la nôtre et non pas réservé aux seuls services de l’Etat », préconise Frédéric Pradal.

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