Actualité Bâtiment

Stabilisation de l’activité en vue

Mots clés : Conjoncture économique - Entreprise du BTP

Pas de catastrophe annoncée, ni d’embellie pour l’activité des entreprises du bâtiment en 2014. La Fédération française du bâtiment (FFB) a confirmé, le 11 mars, sa prévision de recul de – 0,4 %.

Pour 2014, la FFB anticipe un léger recul de l’activité : – 0,2 % pour le logement neuf, – 0,9 % pour le non-résidentiel, – 0,2 % pour l’amélioration-entretien. Le logement neuf se consolide, estime-t-elle : les mises en chantier se stabilisent depuis octobre. En revanche, les permis de construire chutent, « signe du dégonflement du stock d’autorisations accumulées depuis 2011 ». Les chantiers de logements individuels continuent de baisser (- 12,4 % en glissement annuel sur trois mois, – 5,9 % sur douze mois) et les autorisations sont en chute libre (- 32 % sur trois mois, – 18,2 % sur douze mois). C’est pourquoi le président de la FFB, Didier Ridoret, plaide pour un nouvel essor de la primo-accession à la propriété, « condition sine qua non de la reprise ».

Le collectif résiste mieux : si les mises en chantier se contractent encore (- 6,8 % sur trois mois, + 1,4 % sur un an), le recul des permis se tasse (- 0,8 % sur trois mois contre – 12,2 % sur un an).

L’appareil de production souffre

Dans le non-résidentiel, la tendance est à une baisse générale, mais avec une intensité variable selon les segments de marché. La FFB note que le recul des autorisations tend à se modérer (- 11,1 % en glissement annuel sur trois mois contre – 14,6 % sur douze mois). A l’inverse, les surfaces mises en chantier reculent (- 3,8 % en glissement annuel sur trois mois, + 3,4 % sur douze mois). Enfin, l’activité d’entretien-amélioration n’a pas décollé en raison des atermoiements autour de la TVA réduite, estime la FFB, qui perçoit toutefois un infléchissement dans les opinions des chefs d’entreprises et les indicateurs de matériaux (sauf pour l’acier). Le manque d’activité devrait se traduire par 7 000 pertes d’emplois (y compris intérim) en 2014. L’appareil de production souffre de maux endémiques (délais de paiement clients qui s’allongent, stabilisation des prix à un niveau bas) qui le fragilisent mais résiste toujours, note la FFB, avec des défaillances qui se stabilisent (+ 0,3 %).

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Evolution du logement neuf

ENCADRE

Evolution de la trésorerie dans le bâtiment

ENCADRE

Evolution de la production non résidentielle

ENCADRE

Evolution de l’activité prévue en amélioration-entretien

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X