Architecture Santé

SPECIAL PREVENTION – Les poussières de plomb empoisonnent toujours les chantiers

Mots clés : Produits et matériaux - Risque sanitaire

Les suspensions de travaux connaissent une recrudescence, tandis que les techniques pour faire face à ce fléau restent à définir.

Juillet 2017 : en pleine restauration des halles de Wazemmes (Nord), des niveaux trop élevés de plomb dans l’atmosphère incitent la mairie de Lille à suspendre deux fois le travail des entreprises. Prévu pour durer six semaines, le chantier s’étire finalement sur quatre mois. Mai 2016 : le réaménagement de la gare de Bordeaux-Saint-Jean est interrompu après plusieurs avertissements de l’inspection du travail sur des concentrations excessives de poussières de plomb. Ce qui contribue à retarder les travaux de près de douze mois.

« Depuis deux ans, nous assistons à une recrudescence des arrêts de chantier liés à la présence de plomb », s’alarme Frédéric Létoffé, coprésident du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH) au sein de la FFB. L’organisation a relancé cet été un groupe de travail sur le plomb pour établir des protocoles d’intervention par métier et les faire valider auprès des autorités sanitaires.

La recherche n’a pas encore permis de préconiser une méthode optimale.

Des mesures sanitaires proches de l’amiante. La toxicité du plomb sur l’organisme humain, et particulièrement le système nerveux, est un facteur intégré de longue date dans certains métiers de la restauration...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5948 du 10/11/2017
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