Régions Maquette numérique

SPÉCIAL NUMÉRIQUE – « Les bons managers BIM sont les architectes »

Mots clés : Architecte - Education - Entreprise du BTP - ERP sans hébergement - Etat et collectivités locales - Gestion et opérations immobilières - Logiciels - Outils d'aide - Travaux publics

14 M€ HT investis par an dans la maintenance des lycées de Paca par l’Agence régionale d’équipement et d’aménagement.

6,4 mois Le niveau des carnets de commandes des entreprises de travaux publics en 2016 en Paca.

Source : Cerc Paca.

300 M€ de prêts octroyés en 2016 par la Caisse des dépôts dans les Alpes-Maritimes.

Source : Observatoire immobilier d’habitat Côte d’Azur.

Jean-Paul Cassulo, président du conseil régional de l’ordre des architectes de Paca, fait le point sur le building information modeling (BIM) et les moyens d’y sensibiliser bailleurs sociaux et entreprises.

M Le 28 avril, vous avez organisé à Nice une réunion avec les bailleurs sociaux sur la thématique du BIM. Pourquoi ?

Il y a trois ans, nous avons initié un cycle de réunions avec les bailleurs sociaux à Marseille, Toulon et Nice. L’idée est née du constat de la carence en logements, qui nécessitait d’interroger le mode de dévolution de la commande pour le logement social. Lieux d’échanges, ces réunions permettent de faire passer des messages et d’expliciter ce que nous, les architectes, attendons des bailleurs, tout en écoutant ce qu’eux attendent de nous. Nous cherchons ensemble des solutions opérationnelles plus « vertueuses » dans l’aménagement du territoire, dans la manière de fabriquer les programmes et de passer commande.

M Et pourquoi la maquette numérique ?

Le BIM est une question transversale qui touche tous les acteurs de la construction, des architectes aux utilisateurs, dans la mesure où il peut leur servir pour la gestion et la maintenance des ouvrages. Son usage va devenir obligatoire dans les projets publics. Si le BIM est plus adapté aux projets complexes comme les hôpitaux, il est cependant intéressant d’en parler aujourd’hui avec les bailleurs sociaux, car ceux-ci ont un véritable problème de gestion de leur patrimoine. Il s’agit d’être au plus près des besoins réels afin que l’usage du BIM ne devienne pas un gadget de plus ou une nouvelle usine à gaz.

M Pour vous, le BIM doit donc profiter à tous.

En effet, c’est une évolution incontournable, comme le passage de la planche à dessin à l’informatique il y a vingt-cinq ans. Il rebat les cartes de l’enchaînement des missions. Sa logique implique une définition plus précise du bâtiment en amont, avec un déplacement des interactions. D’où la nécessité de démystifier le BIM et d’y sensibiliser aussi les entreprises pour avancer ensemble. Ce doit être notre rôle aux côtés de la Fédération du bâtiment et des travaux publics. Les systèmes comme l’IFC permettent d’échanger entre les différents logiciels 3D. Comme pour un programme, il faut écrire – avec le maître d’ouvrage – le cahier des charges et fixer les protocoles d’enregistrement et d’échange des fichiers au sein de la maîtrise d’œuvre, puis avec les entreprises. Si tout est bien organisé dès le départ, cela fonctionne.

M Quel rôle jouent les architectes ?

Pour moi, les bons managers BIM sont les architectes, car ce sont eux qui font la synthèse des plans. Ils sont aussi les mieux placés pour informer les maîtres d’ouvrage sur ce qu’ils peuvent attendre et demander. Le BIM est donc un outil que les architectes doivent s’approprier le plus rapidement possible avec les meilleures compétences, pour en garder le contrôle et rester les maîtres du jeu.

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