Régions Seine-et-Marne

SPÉCIAL NUMÉRIQUE – Le très haut débit se déploie dans les zones rurales

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Conjoncture économique - Politique du logement - Réglementation européenne - Télécommunications

7 618 Ventes de logements neufs en Ile-de-France au 1er trimestre 2017, en hausse de 21 % sur un an.

8 425 Mises en vente de logements neufs en Ile-de-France au 1er trimestre 2017, en hausse de 60 % sur un an.

649 Mds € PIB de la région Ile-de-France, soit 4 % du PIB de l’UE, devant le Grand Londres et la Lombardie.IAU/Insee/CCI Paris Ile-de-France.

La Seine-et-Marne poursuit son équipement Internet en très haut débit dans les zones délaissées par les grands opérateurs. Entre juillet et septembre prochains, des secteurs comme le pays créçois, le Val Briard, le Provinois en partie, vont bénéficier du déploiement de la fibre optique jusqu’à l’habitant (FttH). Le département couvre à lui seul la moitié de la surface de l’Ile-de-France. Dans les zones les plus urbanisées, les plus denses – 10 % du territoire où réside la moitié de la population -, les grands opérateurs ont déployé la fibre optique. Mais pour 90 % du territoire, zones rurales peu denses, notamment dans l’est et le sud de la Seine-et-Marne, où réside l’autre moitié de la population, ils ont refusé d’investir au motif d’une rentabilité trop faible.

« Pouvoirs publics et élus prennent donc le relais. Le syndicat mixte ouvert (SMO) Seine-et-Marne Numérique, qui réunit l’Etat, la région, le département et 23 intercommunalités, intervient exclusivement en zones d’initiatives publiques, hors les zones d’investissement des opérateurs privés. Objectif final : raccorder les habitants à la fibre », explique Olivier Lavenka, président de Seine-et-Marne Numérique et vice-président (LR) du conseil départemental.

Un effort d’équipement crucial. Au programme, déployer la fibre optique sur 6 000 km avec 280 000 prises jusqu’en 2024-2026. Fin 2017, 80 000 prises auront été installées, et fin 2019, la moitié des prises projetées seront disponibles, le reste le sera entre 2019 et 2024-2026. « Cet effort d’équipement est crucial pour l’avenir du département, ajoute Olivier Lavenka. Le défi à relever est de pouvoir proposer le haut débit aux entreprises et aux habitants pour que le département reste dans la course. » Il est à noter que les entreprises sur la zone dense sont reliées au réseau Sem@for77.

Pour construire ce réseau, Seine-et-Marne Numérique a confié dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) de vingt-cinq ans à l’opérateur Covage la responsabilité du co-investissement, des études, de la construction et de l’exploita-tion du réseau. Covage a créé une filiale, Sem@fibre77, société de projets dédiée au territoire de Seine-et-Marne qui s’adresse à des sociétés spécialisées (après appel d’offres) pour réaliser le réseau. Par exemple, Sogetrel, attributaire de 10 000 prises (66 000 attribuées à ce jour). « En 2016, nous avons livré 4 300 prises sur Nangis et les alentours. Et cette année, 5 400 prises réparties sur 23 communes du secteur de Coulommiers et de Jouy-le-Châtel, sont en cours d’étude. La fin des travaux est prévue début 2018 », soulignent Xavier Vignon et Alain Rizzi, respectivement président et directeur commercial de Sogetrel.

« L’investissement est considérable : 350 millions d’euros », précise Olivier Lavenka. Investissement mixte sur dix ans, avec une part à peu près équivalente entre l’investissement public (Etat, région, département et intercommunalités) et l’investissement privé (Covage).

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