Enjeux

Sovec branche sa croissance sur les bureaux

L’installateur électrique alsacien a compensé le reflux de l’industrie par l’habitat collectif et plus encore par le tertiaire.

Pour ses 40 ans, Sovec Entreprises change de catégorie : la PME alsacienne d’installations électriques devient une ETI (entreprise de taille intermédiaire), à la faveur de quelques récentes embauches qui lui ont fait passer le cap des 250 salariés, juste au moment où elle célébrait son anniversaire, en novembre dernier. Son compteur affiche désormais un effectif de 265 personnes, pour 34 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015.

Longtemps habituée à une croissance quasi naturelle, l’entreprise a su réagir lorsque les vents ont tourné. « L’industrie représentait historiquement près de la moitié de notre activité mais, lors de la crise de 2008-2009, elle a brutalement chuté à 25 %. Sa part remonte lentement (35 % en 2015) mais sans retrouver son niveau d’avant », relate Nicolas Lintz, président du directoire. Pour compenser, Sovec a fait son entrée sur le marché des logements collectifs (15 % du CA) et a accentué sa présence dans les bâtiments tertiaires. Ce segment de marché a justifié la création en 2014 d’une agence francilienne, à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). « L’adaptation à la crise, c’est aussi le fait d’aller chercher les marchés plus loin que nos bases… là où ils se situent, tout simplement ! » rappelle Nicolas Lintz. Jusqu’alors, la carte des implantations de Sovec se concentrait à l’Est, pour l’essentiel entre Hindisheim (le siège de la société, au sud de Strasbourg), l’agence haut-rhinoise de Mulhouse et celle de Forbach en Moselle, issue en 1990 d’une croissance externe.

Fort dans les courants faibles.

Si le nom de l’entreprise est l’acronyme de « Société de ventilation, d’électricité et de chauffage », son activité s’est recentrée depuis les années 1990. « Notre mot d’ordre est alors devenu : rien que l’électricité, mais toute l’électricité, à l’exception des réseaux publics », souligne le dirigeant. La gamme couvre ainsi la haute tension, les courants forts, le voix-données-image (VDI), le contrôle-régulation, ainsi que les courants faibles, que Sovec identifie comme son point… fort. « Notre métier intègre de plus en plus la maintenance – pour laquelle nous avons bâti une offre très complète – et le conseil en efficacité énergétique. En outre, nous envoyons nos techniciens dans des formations à l’isolation, pour éviter que leurs interventions n’ouvrent la voie aux ponts thermiques », poursuit le Nicolas Lintz. L’entreprise réactive aussi Sovec Energie, sa filiale en photovoltaïque, mais en la concentrant sur la clientèle professionnelle.
Comme tant d’autres, Sovec clame haut et fort sa priorité à la qualité et à la sécurité. Mais, en plus de sa batterie de certifications, elle a dans sa poche un argument original qui parle de lui-même : le poste de responsable qualité-hygiène-sécurité-environnement est occupé en personne par le copropriétaire de l’entreprise et président de son conseil de surveillance, Dominique Reeb, fils du fondateur Roland Reeb.

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