Edito

Souffler un peu

Chaque salon international, comme la Bauma qui va prochainement ouvrir ses portes à Munich, en Allemagne, donne l’occasion aux fabricants de présenter leurs toutes dernières nouveautés. Or cette année sera moins riche en nouveaux modèles que les précédentes. Bien sûr, le nombre impressionnant d’exposants (3 500) génère un tel volume de matériels exposés que les nouveautés se compteront en centaines lors de cette édition 2016. Mais il n’empêche… Pas de lancement de nouvelles séries, pas de renouvellement massif de gammes. Et cela pour une raison : le calendrier de changement de norme moteur marque une pause. Or ce sont bien ces changements obligatoires successifs qui, depuis quinze ans, ont donné le tempo des lancements de produits et accaparé l’essentiel des ressources, non seulement des bureaux d’études, mais aussi des services commerciaux et marketing. Avec l’Étape 4, dont l’échéance est arrivée le 1er janvier 2015, un cycle se termine. Les fabricants en profitent pour souffler un peu. Car, si l’objectif n’est pas discutable (lutter contre la pollution atmosphérique), le rythme n’était pas adapté à cette industrie. Qui peut prétendre que les progrès techniques sont si rapides que les engins de chantier deviennent obsolètes en quelques mois ? Ces machines restent tout à fait performantes pendant une dizaine d’années ; les obliger à évoluer tous les trois ans s’apparente à du gaspillage de moyens humains et financiers. Les fabricants vont pouvoir marquer une petite pause avant la nouvelle étape prévue au plus tôt pour 2019, plus probablement en 2020. L’occasion de faire réfléchir les ingénieurs à autre chose qu’aux oxydes d’azote. Et les sujets ne manquent pas…

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