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Sonepar accélère sa mue française

Mots clés : Enfance et famille

L’arrivée de Benoît Pédoussaut comme directeur France du groupe familial relance le rythme d’une mue entamée il y a dix ans. Si Sonepar ne remet pas en cause son modèle « multidomestique », il veut donner plus de poids à ses organes centraux.

C’est la plus grande entreprise française non cotée après Auchan, et elle est une référence dans le milieu du bâtiment. Inconnue du grand public, Sonepar a pourtant de quoi en imposer : ce géant de la distribution de matériel électrique emploie 40 000 personnes dans 43 pays du globe et génère, à travers son réseau de 2 600 agences, un chiffre d’affaires de 17,2 milliards d’euros.

La relative discrétion de Sonepar tient sans doute à sa forme de management. Là où son principal concurrent, Rexel, met toutes ses agences au diapason d’une seule enseigne, les marques rachetées par le mastodonte familial sont préservées et, avec elles, leurs spécificités locales ou nationales. Ce modèle décentralisé original est qualifié en interne de « multidomestique ».

Spécificité française

En France, Sonepar compte aujourd’hui 540 agences, et s’organise autour de quatre canaux de distribution. Deux sont constitués de distributeurs généralistes : CGED, filiale acquise en 1991 (171 agences), et l’ensemble baptisé « réseau des régions », qui regroupe les 30 autres enseignes généralistes de Sonepar France. Un troisième rassemble des négoces spécialisés (Aldiance, CCF, 3C). Enfin, une division grand public (DIY) propose une offre de services logistiques, marketing et commerciaux pour les grandes surfaces de bricolage.

Le capital ouvert aux managers du groupe

Cette organisation décentralisée donne un degré certain d’autonomie aux directeurs d’agences, ce qui est apprécié des équipes. Pour autant, le groupe conserve une bonne proximité avec les points de vente grâce à six directions régionales (1). Et pour motiver ses cadres de terrain dans l’exercice de leurs fonctions « entrepreneuriales » tout en cultivant leur sentiment d’appartenance à une entreprise devenue géant multinational, l’actionnariat du groupe, historiquement familial, a été...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 415 du 18/02/2016
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