Enjeux

Snie, un électricien en phase avec son marché

Mots clés : Métier de la construction

Créée en 1966 en Ile-de-France, la Société nouvelle d’installations électriques est devenue l’un des leaders de son secteur. En toute discrétion.

Trois bâtiments implantés sur un site paysager de 3 hectares au cœur de la zone industrielle de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), des terrains de sport extérieurs, un espace détente… Le nouveau siège de la Société nouvelle d’installations électriques (Snie), inauguré le 24 juin, joue la carte du campus. Fabien Crief (53 ans), président du directoire, et Laurent Crief (48 ans), directeur général, expliquent avoir voulu « offrir de meilleures conditions de travail à leurs salariés », un peu à l’étroit dans les anciens locaux ouverts en 2003. Et pour cause. En douze ans, l’entreprise d’électricité a doublé de taille (480 salariés et 52 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014), se développant régulièrement, jusqu’à devenir la plus grosse entreprise de bâtiment de Seine-et-Marne.

Cette croissance ne doit rien à d’éventuels rachats de PME ou diversification de l’activité. Créée en 1966 par André Crief, la Snie reste positionnée sur le même créneau : courants forts et faibles, chauffage électrique, ventilation, sur des chantiers de logements neufs en Ile-de-France. Lorsque Fabien Crief et Laurent Crief ont pris les commandes de l’entreprise en 1997, après avoir travaillé dix ans au côté de leur père, ils n’ont pas dévié de cette ligne, s’appliquant à « toujours placer la barre plus haut ». Leur mot d’ordre : la rigueur.

Reprise d’activité quatre jours après l’incendie.

Rien n’est laissé au hasard : enquête de satisfaction auprès des clients, contrôle qualité des pieuvres qui sortent de l’atelier de préfabrication, aucun recours à la sous-traitance… Tous les quinze jours, les deux dirigeants passent une journée entière sur les chantiers avant de rédiger des rapports d’audit « qui pourront générer des pistes d’amélioration ». Comme leur père avant eux, ils se sont fixé comme règle de toujours répondre positivement à la demande d’un client, quelle que soit la taille du chantier, le plan de charge de l’entreprise… ou les circonstances. Lorsque l’entrepôt et l’atelier ont brûlé avec tout le stock, en 2001, les donneurs d’ordre n’ont rien remarqué. La Snie a pu reprendre son activité quatre jours après l’incendie, grâce au soutien de la mairie et de l’ensemble du personnel « qui s’est retroussé les manches ». « Cette épreuve a montré la cohésion de l’entreprise », rappellent-ils.

Aujourd’hui, les deux frères s’attachent à préserver cet état d’esprit. Pour rester « accessibles, au plus près de leur personnel », ils ont conservé un mode de fonctionnement simple. Ils assurent eux-mêmes les entretiens annuels d’une soixantaine de collaborateurs. Et misent aussi beaucoup sur la promotion interne. « Nous sommes organisés pour continuer à grandir tranquillement », estiment-ils. Le campus de la Snie, fort de ses 10 000 m2 de bâtiments, pourra accueillir sans problème de nouveaux salariés…

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