Territoires Grand Est

SNCF Réseau lance 630 millions de travaux

Mots clés : Transport ferroviaire

Avec le lancement en 2013 de son Grand plan de modernisation du réseau, SNCF Réseau (ex-RFF) est amené à réaliser, d’ici à 2020, « la vague de travaux ferroviaires la plus importante que la France ait jamais connue », indique Thomas Allary, directeur régional SNCF Réseau Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Cet effort se traduit pour le Grand Est par l’injection de plus de 630 millions d’euros en 2015. « La multiplicité des chantiers impose de définir une feuille de route précise : la priorité va d’abord à la sécurité, puis à la maintenance-rénovation, et enfin au développement », poursuit Thomas Allary.

En Alsace, 126 millions d’euros de travaux sont prévus en 2015, dont 65 millions pour le renouvellement et le développement des lignes. L’un des chantiers structurants a concerné le renouvellement de 12 km de voies entre Vendenheim et Strasbourg, achevé en avril pour 13 millions d’euros : le tronçon sera emprunté, dès 2016, par les TGV circulant sur la LGV Est (lire ci-contre). En mai, SNCF Réseau a mis en service la deuxième phase de la télécommande centralisée, au sud de Strasbourg, pour un coût de 30 millions d’euros. Ce mois de juin voit le début du chantier de suppression du passage à niveau de Molsheim, qui prévoit la construction d’une route passant sous la voie ferrée : ce chantier de 26 millions d’euros doit s’achever en 2018. Cet automne, la suppression d’un autre passage à niveau est prévue à Reichstett pour 7 millions d’euros, tandis que le renouvellement de 20 appareils de voie en gare de Strasbourg mobilisera 7,5 millions d’euros.

Priorité au « sillon lorrain ».

En Lorraine, 2015 constitue pour SNCF Réseau une année de livraisons et de chantiers majeurs. Le « sillon lorrain » concentre dix chantiers d’un montant de 230 millions d’euros, dont 116 millions consacrés au développement du réseau et 63 millions au renouvellement des rails. Le pont-rail de Zoufftgen, à la frontière luxembourgeoise, a été réhabilité en avril et celui d’Ars-sur-Moselle, près de Metz, sera partiellement reconstruit en octobre. La gare de Metz a finalisé début mars des travaux d’un montant de 133 millions d’euros sur deux ans pour construire des quais et aiguillages supplémentaires. Le poste de commandes régional de Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle) a également été livré début avril pour un montant de 137 millions.

En Bourgogne et Franche-Comté, SNCF Réseau a programmé 281 millions d’euros de travaux, fléchés en priorité sur ses deux axes ferroviaires les plus fréquentés. Le renouvellement rapide de 88 km de voies entre Belfort et Besançon s’achèvera en juillet après un chantier de six mois, réalisé par le groupement mené par Transalp pour 118 millions d’euros. Pour la réouverture-électrification de la ligne frontalière Belfort-Delle de 22 km, chiffrée à 110 millions d’euros dont 22,5 % de financement suisse, la décision du préfet du Territoire de Belfort pour la DUP devrait intervenir en juillet. Si le scénario se confirme, SNCF Réseau lancera cet été les appels d’offres en vue de démarrer les travaux à l’automne.

Les chargeurs sollicités.

En Bourgogne, la rénovation de l’axe Paris-Lyon-Marseille se décline sur deux fronts, entre Dijon et Chalon-sur-Saône et entre Mâcon et Romanèche, plus au sud. D’un coût de 151 millions d’euros étalés jusqu’en 2018, les travaux portent principalement sur le renouvellement des équipements d’alimentation électrique et les aiguillages. Réalisé de nuit, le renouvellement de 3,2 km de voies pour 7,5 millions d’euros dans le secteur de la gare de Beaune a mobilisé 50 personnes pendant près de trois mois. Toujours en Bourgogne, SNCF Réseau associe les chargeurs à la rénovation de la ligne de fret entre Nevers et Arzambouy (Nièvre).

La société Soufflet, principale utilisatrice, finance 20 % des travaux de rénovation des voies, réalisés par Colas pour un coût de 3,5 millions d’euros, et en assurera la maintenance pendant cinq ans. Le même montage est en discussion avec Dijon Céréales pour la ligne Les Laumes-Epoisses (Côte-d’Or), où le conseil régional de Bourgogne a déjà prévu d’apporter la moitié des 6 millions d’euros budgétés.

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LGV Est : dernier chantier à Réding

SNCF Réseau a posé, en avril, la première pierre de la base de maintenance de la deuxième phase de la LGV Est à Réding (Moselle). Le site, qui couvre 1 hectare, comprendra un bâtiment de 1 600 m2. Les entreprises régionales Costantini, Imhoff et Lingenheld se répartiront les travaux d’un montant de 5 millions d’euros. Le bâtiment doit accueillir 80 agents de maintenance de SNCF Réseau. Sa livraison en octobre doit conclure la deuxième phase de la LGV Est, dont les derniers rails ont été posés fin mars après huit ans de travaux pour un montant de 2 milliards d’euros.

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