Métier

SnapKin parie sur l’accélération des modélisations 3D

Mots clés : Lieux de travail - Logiciels - Outils d'aide

La start-up s’attaque au BIM avec un service rapide de modélisation d’intérieurs et de création de plans cotés.

C’est encore le temps de l’évangélisation pour Jérémy Guillaume, président de la start-up montpelliéraine SnapKin, fondée par ce jeune développeur à l’été 2013 avec l’ingénieur de l’Ecole des mines d’Alès (EMA, Gard) Damien Daous, rencontré grâce à l’incubateur de l’EMA. A Nancy, Nice et La Défense, SnapKin a participé au Congrès national des géomètres-experts, aux Assises nationales de la maquette numérique et au BIM World pour présenter aux géomètres, architectes et bureaux d’études sa solution logicielle, sortie en octobre 2015. « C’est le premier service convertissant les nuages de points des scanners du marché en modèle 2D/3D à une vitesse portant jusqu’à 200 m² par heure, assure Jérémy Guillaume. Le temps de relevé est divisé par trois. » Pour faciliter l’exploitation et l’archivage, SnapKin vient de sortir Snapsend, un logiciel de compression de nuage de points sans perte de précision.

Dix concours remportés.

Dès son premier prototype, la start-up montpelliéraine s’est muée en « bête de concours ». « Nous avons participé à vingt concours de start-up en quatre ans et sommes lauréats de dix », calcule Jérémy Guillaume. L’expérience, en novembre 2013, du concours « 101 projets » porté par Marc Simoncini, Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon, l’a marqué : « Nous étions trois cents à avoir une minute pour convaincre le jury d’investir 25 000 euros. » Mission réussie. « Cela a été une grande aide pour nos fonds propres et le buzz a boosté notre notoriété. » En 2014, la région Languedoc-Roussillon accorde une subvention de 50 000 euros à son concours « Coup de Pousse ». En 2014, SnapKin a aussi été lauréat du Tremplin pour l’Entrepreneuriat étudiant du concours i-Lab d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. « On m’en parle encore deux ans après. »

Jérémy Guillaume se concentre désormais sur le business. Snapkin s’approche des 200 000 m² traités depuis janvier 2016. D’où le renforcement en cours de l’équipe, passée de 9 salariés en avril à 14 début juillet. « Nous devrions être une vingtaine fin 2016. » SnapKin cherche aussi à étendre son réseau de prescripteurs et revendeurs, notamment les loueurs de scanners 3D.

Recherche de business angels.

La reconnaissance précoce a aussi mis SnapKin sous le regard des structures territoriales de l’accompagnement de l’innovation. Après l’incubateur Mines Alès et Innov’up de Nîmes, le Business Incubation Center (BIC) de la métropole de Montpellier accompagne SnapKin et l’héberge dans sa pépinière Cap Oméga. L’entreprise a aussi bénéficié d’aides régionales : un prêt d’honneur du fonds d’amorçage Créalia fin 2013 et une aide à l’innovation de la région et Bpifrance. La start-up montpelliéraine a par ailleurs retenu l’attention d’acteurs nationaux : elle a signé un partenariat avec IFP Energies nouvelles et intégré la 8e promotion du programme d’accélération « Microsoft Accelerator », fêtée le 6 juin à la tour Eiffel. Sa problématique actuelle reste le financement de son développement : elle avait réussi en mars 2015 à lever 300 000 euros auprès d’une dizaine de business angels, et cherche aujourd’hui 1,5 million d’euros. Jérémy Guillaume espère « boucler la levée de fonds à l’automne ».

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2013 Création.
200 000 m² modélisés depuis janvier 2016.
600 000 € CA attendu en 2016.
14 Nombre de salariés.

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L’avis de l’expert

« Nous poussons nos clients à aller vers le BIM. Nous modélisons nous-mêmes, mais faisons aussi appel à SnapKin depuis 2016. Cette jeune société, bien positionnée, travaille avec un très bon esprit, une équipe complémentaire et à l’écoute. La maîtrise de l’assemblage du nuage de données est bonne et l’algorithme fonctionne avec précision. Cela nous permet d’avoir des délais très courts à des coûts intéressants. Il existe peu d’offres dans ce domaine. Une tout autre optique serait de faire appel à une prestation offshore, aux taux horaires très bas, ce que nous ne souhaitons pas. »

Jean-François Serrain, géomètre-expert, président de Serrain & Associé.

2013 Création.
200 000 m² modélisés depuis janvier 2016.
600 000 € CA attendu en 2016.
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