Solution technique

Smart grids Le défi de la flexibilité des bâtiments

Le réseau de distribution électrique français vit une révolution, dont l’un des enjeux est la gestion de la flexibilité de la consommation. Pour le bâtiment, cela se traduit par la capacité d’effacer partiellement la consommation électrique en cas de demande du gestionnaire du réseau.

La décentralisation et l’intermittence de la production électrique d’origine renouvelable bouleversent l’organisation traditionnelle du réseau de distribution électrique français, conçu pour une production centralisée et stable. La part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale brute d’énergie française, qui était de 14,2 % en 2013, doit passer à 23 % en 2020. Cela a lieu dans un contexte où le réseau électrique peut connaître des défaillances, voire des pannes brutales, lors de pointes de consommation liées à des aléas climatiques ou à des incidents techniques.

Visés prioritairement par les délestages, les industriels sont les premiers sollicités pour construire une offre plus souple, avec un effacement de leur consommation à la demande. Les opérateurs de l’effacement se trouvent d’ailleurs essentiellement sur le marché industriel : par exemple, Energy Pool (filiale de Schneider), Smart Grid Energy ou RSW. Voltalis, dans le résidentiel, fait figure d’exception. Néanmoins, plusieurs projets-pilotes ont permis de développer et tester un effacement diffus dans le résidentiel (lire l’encadré p. 27). Les briques matérielles et logicielles de l’effacement (compteur communicant, pilotage énergétique, stockage, etc.) existent donc, mais le frein financier demeure (lire l’encadré p. 28). Enfin, la standardisation des échanges d’informations dans le cadre d’un smart grid progresse avec l’OpenADR (Open Automated Demand Response) en Amérique du Nord et le SGAM (Smart Grid Architecture Model) en Europe.
Les gestionnaires de réseau électrique ont deux besoins en matière de flexibilité : le réglage de la fréquence de l’électricité du réseau et un maintien en tension lors des pointes de consommation. Le réglage de la fréquence se joue à la seconde et s’obtient en mobilisant pour deux tiers des réserves rapides et en agissant pour un tiers sur la consommation des industriels. Le maintien de...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 344 du 17/09/2015
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