Métier

Sky’in Lab, magiciens de la menuiserie métallique

Mots clés : Menuiseries - Sécurité publique

La société s’est spécialisée dans la réparation des ouvertures métalliques endommagées lors d’un cambriolage.

«Aucune solution n’existait à ce jour, Sky’in Lab l’a imaginée et concrétisée. » Voici ce que l’on peut lire sur le site de la start-up créée en 2016 et basée en Haute-Garonne. Quel problème s’agissait-il de résoudre ? Celui de parvenir à réparer, plutôt que de systématiquement remplacer, les ouvertures métalliques (portes, fenêtres, etc.) endommagées à la suite d’un cambriolage ou d’une tentative d’effraction. Comment Sky’in Lab en est arrivé là ? Matthieu Petitqueux, son initiateur, a eu un parcours atypique. « Il a travaillé dans la carrosserie automobile pendant une dizaine d’années, raconte son épouse Jennifer Petitqueux, également investie dans Sky’in Lab. Il a ensuite été employé par Airbus dans les métiers de la peinture industrielle. C’est en construisant notre maison qu’il s’est intéressé au secteur du bâtiment. » Conséquence : en 2013, il monte la société Petitqueux, spécialisée dans les travaux de maintenance. Il intervient alors régulièrement, sollicité par des assureurs sur des menuiseries abîmées après une effraction. Un sujet intriguant se présente : « Sur la menuiserie bois, nous répondions aux besoins ; sur le PVC également mais, sur les menuiseries métalliques, il fallait systématiquement remplacer les ouvertures. Il n’était pas possible de les réparer. Cela entraînait des coûts supplémentaires et allongeait les délais d’intervention », explique Jennifer Petitqueux. La société décide donc de monter une cellule de recherche et développement pour trouver un moyen de réparer ces menuiseries métalliques.

A l’issue d’un an de travail, ils conçoivent leur premier « Lab » : à savoir un camion peint aux couleurs de l’entreprise et contenant l’équipement nécessaire pour réaliser les réparations idoines sur site en « haute qualité ». « Nous détenons une propriété intellectuelle dans le domaine du service et une technologie brevetée, précise-t-elle. Notre méthode permet de diviser par quatre les délais d’intervention. » L’activité a débuté à la mi-mai, et les troisième et quatrième « Lab » sont en cours de fabrication.

Travailler avec les assureurs.

« Le marché nous répond de façon tout à fait accueillante, mais l’activité n’explose pas encore car nous devons améliorer notre capacité à travailler en bonne intelligence avec nos partenaires assureurs », explique Jennifer Petitqueux. L’activité n’explose pas, certes, mais cela n’empêche pas Sky’in Lab, qui emploie aujourd’hui six salariés (bientôt neuf), de voir loin. Le service est en cours de diffusion en France, Paris en octobre, puis Lyon, Rennes, Limoges… « Les assureurs ont des clients partout, ils ont donc des besoins partout », résume la codirigeante. Après une première levée de fonds pour financer le démarrage de l’activité, une deuxième aura lieu en octobre pour accélérer le développement – le principal coût étant la conception des « Lab ». Les objectifs d’ici à trois ans ? Employer 70 salariés et réaliser 3 millions d’euros de chiffre d’affaires.

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Sky’in en chiffre

2016 Création de la start-up.
6 Nombre de salariés.
3 millions d’euros L’objectif de chiffre d’affaires d’ici à trois ans.

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L’avis de l’expert : prometteuse !

« Sky’in Lab répond à une tendance de fond : ce n’est pas le client qui vient au service, mais le service qui vient au client. Les assureurs, de leur côté, devraient être intéressés par le concept car ils cherchent à rationaliser leur chaîne de valeur. Or, Sky’in Lab propose une solution économique et optimisée. La start-up a fait le plus dur. Mais reste à se rapprocher de plusieurs assureurs, développer une flotte de camions à l’échelle nationale, exécuter vite et bien leurs opérations et tenir les marges. Toutefois, il ne faut pas oublier que c’est un marché très concurrentiel. D’autres peuvent investir le créneau. »

Yann Gozlan, expert au concours Tremplin Entreprises de l’Essec.

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