Enjeux Entreprises et emploi

« Simplifier le circuit du financement de l’alternance pour les TPE du BTP »

Mots clés : Entreprise du BTP - Monde du Travail - PME

« A la faveur de la reprise, il faut parier sur l’alternance dans le BTP. Pour cela, il est nécessaire d’aller plus loin en matière de simplification, avec de nouvelles dérogations de métiers éligibles pour les jeunes de moins de 16 ans. Mais il faut aussi imaginer, pour les TPE, un système de financement où les coûts liés à leurs alternants viendraient directement en déduction des sommes dues au titre de l’effort de formation des entreprises et de la taxe d’apprentissage, sans passer par les organismes paritaires collecteurs agréés. Ces circuits administratifs sont trop complexes. »

Jérôme Pavillard, DRH de Razel-Bec

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« Aider les ETI avec un accompagnement spécifique »

« La France a la chance de disposer de majors du BTP, d’un important tissu de PME, mais aussi d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), une catégorie d’entreprises peu aidée par l’Etat et qui a besoin de se développer ! Pour cela, il faudrait par exemple élargir le dispositif de la BPI, qui n’accompagne aujourd’hui qu’une vingtaine de petites ETI de 500 collaborateurs, à travers un mentorat pour la croissance à l’international ou la transformation digitale. »

Jacques Marcel, président du directoire du groupe GCC

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« Mener des projets de travaux maritimes pour ouvrir de nouveaux marchés »

« La France est la deuxième puissance maritime mondiale et nous n’en tirons pas assez parti. Il faut développer les énergies de la mer (éolien posé et flottant… ), mais aussi lancer de nouveaux projets comme la création de fermes aquacoles au large des côtes. Pour tous ces ouvrages, nos entreprises de travaux maritimes peuvent dès à présent apporter leur savoir-faire au niveau des fondations, des ancrages, de la construction de flotteurs en béton… »

Bertrand Alessandrini, directeur du développement de Centrale Nantes

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« Promouvoir les jeunes architectes »

« La maîtrise d’ouvrage publique devrait imposer que les concours de maîtrise d’œuvre comportent systématiquement dans la shortlist finale un « jeune » architecte de moins de 35 ans, qui ne soit pas nécessairement lauréat des Albums des jeunes architectes et paysagistes (Ajap). Il faut que chacun ait sa chance, comme nous l’avons eue.

Il s’agit, de mon point de vue, d’un des seuls moyens pour déverrouiller l’accès à la commande pour les jeunes professionnels et de leur permettre de se faire connaître et reconnaître. »

Yves Moreau, architecte, lauréat de l’Equerre d’argent 2016 avec Gilles Delalex (agence Muoto)

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« Créer un pôle French Tech BTP avec un rayonnement mondial »

« La France dispose de champions mondiaux de l’ingénierie et du BTP mais aussi de start-up qui sont de véritables pépites. Néanmoins, au-delà de quelques contrats parisiens et d’effets d’annonce, les grands groupes embarquent peu ces jeunes pousses à l’international pour les faire croître. Il faudrait les inciter fiscalement à le faire, tout en créant une marque nationale porteuse pour la French Tech du BTP. »

Thomas Le Diouron, fondateur d’Impulse Labs (incubateur)

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« Etablir le bon maillage public-privé pour la reprise des déchets »

« Il faut associer industriels, artisans et distributeurs du bâtiment à la négociation des plans régionaux de prévention et de gestion des déchets, pour le volet concernant les déchets de chantiers. A partir des volumes locaux et de l’offre de déchetteries publiques disponibles, nous ajusterions le nombre de points de reprise à créer dans les négoces pour respecter un rayon de 30 kilomètres autour du chantier. »

Géraud Spire, président de Gedimat Spire

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« Ouvrir le métier de conducteur d'engins aux jeunes »

« Dans les TP, la formation initiale par alternance se heurte à la réglementation protégeant les mineurs. Dans le cadre des CAP – notamment de conducteurs d’engins – et des travaux en tranchée, les entreprises qui accueillent les jeunes sous ce régime doivent demander des dérogations à l’inspection du travail et certains métiers, comme la conduite d’engins de TP, leur sont interdits. Résultat, les jeunes renoncent à s’inscrire. »

Magali Criner-Serache, directrice de l’EFIATP à Egletons (Corrèze)

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