Territoires Grand Est

Sept chantiers prioritaires validés par la revoyure

Sept, un bon chiffre pour la santé des TP du Grand Est ? C’est en tout cas le nombre de chantiers érigés en priorité des priorités par la « clause de revoyure » des contrats de plan 2015-2020 dans la nouvelle région. Présenté le 13 juin par le président de région (LR) Philippe Richert et le préfet Stéphane Fratacci, cet exercice de passage en revue des contrats des trois anciennes régions ne rajoute pas de projets ni n’en retire. Il rallonge l’enveloppe de 80 millions d’euros – pour aboutir à un nouveau total de 2,084 milliards d’euros – mais établit surtout une liste de projets urgents, dont la réalisation paraît donc assurée, sauf mauvaise surprise.

La Champagne-Ardenne obtient le lancement de la réhabilitation de la ligne Charleville-Mézières-Givet, frontalière de la Belgique, dont les 2 000 voyageurs quotidiens doivent se contenter de progresser à 20 km/h sur certaines portions. Les 16 millions d’euros rajoutés par le conseil régional portent le budget d’opération à 73 millions, soit un peu plus de la moitié des 139 millions qui permettraient une rénovation optimale. Le début des travaux est espéré l’an prochain. Par ailleurs, le déblocage budgétaire de l’électrification de la ligne Paris-Troyes est confirmé, avec une première tranche de 170 millions d’euros à mettre en chantier en 2018, avant la seconde de 150 millions dans la foulée.

« Terminer ce qui est le plus avancé ».

Troisième dossier pour l’ancienne région, l’achèvement de l’autoroute A 304 dans les Ardennes en 2017 sera rendu possible par 53 millions d’euros de crédits complémentaires, qui bouclent un budget grimpé à 483 millions d’euros à la suite de nombreux aléas. Le dossier illustre la « priorité à terminer ce qui est le plus avancé », telle qu’énoncée par Philippe Richert. « Cela ne changera rien pour l’activité des entreprises, car tous les marchés ont été attribués », rappelle toutefois Hervé Noël, président de la FRTP Champagne-Ardenne. Les mandats des principaux lots sont notamment revenus à Valérian, Guintoli, Eiffage, Vinci et Roger Martin. « La revoyure ne fait pas remonter en haut de la pile un certain nombre de dossiers depuis trop longtemps en panne, comme l’aménagement de la RN 4 dans la Marne ou la déviation de Saint-Dizier », déplore Hervé Noël.

En Lorraine, le dernier tronçon de mise à 2 x 2 voies de la RN 4 (10 km entre Gogney et Saint-Georges) reçoit des crédits d’études « de telle sorte que sa déclaration d’utilité publique intervienne durant l’actuel contrat », indique François Bouchard, directeur général des services de la région. L’avant-dernière portion Saint-Georges-Héming est en travaux jusqu’en 2019 pour 34 millions d’euros.
Quant aux chantiers alsaciens prioritaires, ils amélioreront l’accès aux ports de Mulhouse, Strasbourg et Colmar. Ils construiront la 4e voie ferroviaire de désengorgement à hauteur de Strasbourg-Vendenheim (117,7 millions d’euros à lancer fin 2017) et ils concrétiseront le vieux projet de contournement de Châtenois, au pied du massif vosgien, et du tunnel Maurice-Lemaire, concédé à APRR, filiale d’Eiffage. L’opération, de 60 millions d’euros, devrait – enfin – démarrer en 2017.

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