Territoires

Seine-Saint-Denis Priorité à l’investissement

«On parle souvent des maires bâtisseurs : la Seine-Saint-Denis doit être un département bâtisseur. » Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, a clairement indiqué une « priorité à l’investissement » dans le budget primitif 2016 de sa collectivité. L’investissement s’élève à 221 millions d’euros (+ 4,6 % par rapport à 2015). 90 millions vont à l’éducation et à la jeunesse, dont 52 millions pour la construction des collèges (huit établissements d’ici à 2020) et 8,25 millions pour la petite enfance et la famille. Quelque 68 millions sont prévus pour les transports : 6,4 millions pour les prolongements de lignes de métro ; 39,5 millions au titre du plan de déplacement urbain et des infrastructures de transport en commun et 21,5 millions pour le réseau routier (dont 6,9 millions pour le développement et la modernisation de la voirie).

Au total, la Seine-Saint-Denis dispose d’un budget de 2,306 milliards d’euros, dont 1,81 milliard de fonctionnement, en baisse de 1,2 %. « Un effort remarquable », a commenté le vice-président (PS), Daniel Guiraud. C’est que, pour investir, le département a dû être très rigoureux.
Efforts de désendettement. D’abord en maîtrisant sa dette : 1,507 milliard, soit 781 euros par habitant (moyenne nationale : 500 euros), et en résolvant pour l’essentiel le problème des emprunts toxiques. Une convention signée avec l’Etat a réduit à 8,5 % le volume de ces emprunts dans la dette (96 % en 2008). A noter aussi que l’emprunt d’équilibre est à la baisse : 56 millions en 2016 contre 130 millions en 2014. « En 2016, le département va emprunter moins qu’il ne rembourse, confirmant ainsi le désendettement amorcé depuis deux ans », a précisé Stéphane Troussel. Par ailleurs, ce budget 2016 entend maîtriser l’explosion des dépenses du RSA : 420 millions (2014), 485 millions estimés (2016). Il a été décidé, dans le cadre des négociations sur la recentralisation du RSA, de simplement reconduire les 445 millions de 2015. Dernier volet de la rigueur : un effort sera demandé aux contribuables avec une hausse du taux de la taxe sur le foncier bâti de 9,5 %. Cette pression fiscale accrue va apporter 35 millions d’euros.

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