Enjeux

Segex marie les travaux publics et paysagers

Mots clés : Travaux publics

Le groupe francilien axe son développement sur la multiactivité et la croissance externe.

Le rachat de l’entreprise de travaux paysagers SAEE Flandres, en décembre dernier dans la région lilloise, ouvre un nouveau chapitre dans l’expansion territoriale de Segex. Avec la reprise d’une quarantaine de salariés et la nomination de l’ancien dirigeant, Rémi Empisse, au poste de directeur régional, le groupe spécialisé dans les travaux publics, les espaces verts et l’énergie conforte la stratégie adoptée en 2010. « Nous avons alors décidé d’essaimer au-delà de l’Ile-de-France pour développer notre métier d’aménageur urbain autour de quatre autres métropoles : Lille, Bordeaux, Nantes et Lyon », explique le président Eric Plassart.

En 2013 à Lyon, la cession de Tarvel avait offert une première occasion de concrétiser cette vision : l’entreprise familiale d’espaces verts avait enrichi le groupe Segex de 36 millions d’euros de chiffre d’affaires et 400 salariés. Le directeur général de cette société, Emmanuel Mony, avait alors pris la direction régionale du groupe. Des valeurs communes éclairent ces acquisitions : « A Lyon comme à Lille, l’opportunité s’est présentée dans le domaine des espaces verts, mais nous aurions aussi pu entrer dans ces territoires par les TP », précise Eric Plassart. Le rachat sert de point d’appui pour développer l’ensemble des compétences, sous l’autorité du directeur régional.
Outre le métier et la vision partagée, une part « significative » de l’activité dans la maintenance conditionne la conquête de nouveaux marchés. Cette exigence renvoie aux origines gravées dans le sigle Segex : la Société d’entretien, de gestion et d’exploitation est née lors du déménagement des halles de Paris à Rungis. « Son créateur, l’ancien maire de Millau Manuel Diaz, a construit l’entreprise autour de l’idée de proposer un interlocuteur unique pour toutes les prestations de services liées à l’entretien du marché de Rungis », rappelle Eric Plassart. Le récent marché de maintenance des abords de l’ensemble des sites nucléaires français conforte l’entreprise dans son orientation vers les services.

Horizon 2025.

A cette valeur fondatrice, la suite de l’histoire a ajouté celle de la gouvernance collégiale : reprise en 1990 par la Compagnie générale des eaux, devenue Vivendi, Segex en est sortie dix ans plus tard à l’initiative d’un pool de cadres. Depuis lors, l’équipe dirigeante s’est renouvelée sans drame, et l’entreprise contribue à regarder l’avenir avec optimisme, comme en témoigne l’exercice prospectif « Segex 2025 », qui a mobilisé 70 cadres en 2015 : l’échéance coïnciderait avec l’embauche du 2 500e collaborateur, pour un chiffre d’affaires compris entre 320 et 350 millions d’euros. A court terme, la conquête de marchés de conception-réalisation offrirait un nouveau relais de croissance. A partir de 2020, les premiers pas du groupe à l’international s’appuieraient sur les récentes embauches de cadres anglophones.

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ENCADRE

200 millions d’euros de chiffre d’affaires : 110 en TP, 70 en espaces verts, 20 dans l’énergie.
6 dirigeants actionnaires détiennent la majorité absolue du capital.

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