Territoires Eurométropole

Schiltigheim secoue ses friches

Schiltigheim n’entend pas traîner pour réaffecter ses nombreuses friches industrielles. « Je me suis fixé l’objectif, un peu fou, de régler les sujets dans les six ans de ce mandat, et pas en 25 ans », déclare Jean-Marie Kutner, maire depuis mars 2014 de la principale ville (32 000 habitants) du nord de l’agglomération strasbourgeoise. Pour ce faire, l’élu UDI prend le contre-pied de la culture de la ZAC bien ancrée dans l’exécutif de gauche de l’Eurométropole : « Trop longue, trop coûteuse pour la collectivité, juge-t-il. Nous traitons en direct avec les propriétaires privés, sur la base d’un cahier des charges partagé pour chaque dossier. » En cumul, les projets totalisent plus de 1 000 logements. A ce stade, la méthode schilickoise les fait avancer à un rythme compatible avec le respect de l’ambitieux calendrier.

Configuration sous concertation publique.

Avec ses 61 700 m2 à construire ou rénover, le site Fischer sera la reconversion la plus importante et la plus emblématique pour la « cité des brasseurs ». Choisi en septembre par Heineken France en accord avec la Ville, le tandem Altaréa-Cogedim/Reichen & Robert conservera 8 700 m2 anciens. Le neuf comportera 48 000 m2 de logements privés et sociaux, « du jeune actif au senior », complétés par des commerces. La concertation publique donnera la configuration définitive. Les travaux (100 millions d’euros) devraient débuter avant fin 2017 pour une livraison en 2020.

La friche des Ateliers réunis (Caddie) a été rachetée par Brownfields le mois dernier. Après démolitions et dépollution, l’opérateur français, assisté du cabinet K & +, vise la construction de 24 000 m2 de plancher d’habitat privé, social voire senior, dont Bouygues Immobilier est le promoteur pressenti. Brownfields souhaite, lui aussi, « aller le plus vite possible », ne cache pas son directeur associé Pierre Larralde, mais le calendrier dépendra de la modification du plan d’occupation des sols (POS), compétence d’agglomération.
Par ailleurs, Nexity démarre début 2016 la transformation de l’ex-site France Télécom en 16 000 m2 de plancher comprenant 270 logements avec SNI (habitat intermédiaire) et Nouveau Logis de l’Est (résidence intergénérationnelle). Oslo Architectes en est le maître d’œuvre et Urban-Dumez réalisera en entreprise générale les 23 millions d’euros TTC de travaux.
L’« Urban Side » de Stradim (Patrick Schweitzer, architecte) érige 104 logements à la place de l’industriel Quiri. Réalisés avec la technique de voiles contre terre en béton projeté, les 10,5 millions d’euros HT de travaux s’achèvent fin 2016 pour deux bâtiments. Ils commencent l’an prochain pour les trois autres, l’un venant se loger sous la structure métallique de l’ancienne usine. Quant à l’ex-brasserie Adelshoffen qui comprendra 330 logements et une médiathèque, elle achèvera sa mue dans les six ans… quand bien même la nouvelle municipalité en a combattu le pilotage par la précédente équipe PS.

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