[TO] Urbanisme et aménagement

Scénographie urbaine Le centre de Nantes planté d’arbres bleus

Mots clés : Aménagement paysager - Espace vert

Pendant quatre mois, une scénographie urbaine originale, « Les jardins à quais », transforme le centre-ville de Nantes, invitant les habitants à découvrir le pouvoir épurateur des plantes.

Depuis le 8 mai, le centre de Nantes a changé de visage : le cours des Cinquante-Otages est parsemé de jardins aquatiques plantés dans d’anciens abreuvoirs, et d’arbres bleus étranges donnant le sentiment de se déplacer. Un peu plus bas, près du quai Ceineray, le bassin de l’Erdre accueille un bateau-lavoir posté au cœur d’un marais végétal foisonnant. Plus loin encore, en amont de l’Erdre et dans le parc de la Beaujoire, un nouveau belvédère domine une petite forêt légère d’arbres bleus, en marche sur un miroir d’eau…

Imaginée par le service des espaces verts et de l’environnement de Nantes, en partenariat avec l’artiste australienne Christine O’Loughlin et Pierre Oréfice (Manaüs), cette scénographie baptisée « Les jardins à quais » sera présente tout l’été. En écho à la manifestation ornementale « Les Floralies internationales 2009 », dédiée cette année au « pouvoir des fleurs », elle veut faire redécouvrir aux Nantais le rôle épurateur du milieu naturel.

Rivière d’arums blancs

« Un projet d’une telle ampleur – orchestré avec des scénographes de rue et une plasticienne – valorise toute l’équipe », se réjouit Françoise Barret, chef de projet, au Service des espaces verts et de l’environnement (Seve). Cette scénographie est aussi l’occasion de faire découvrir et mettre en scène un quartier à l’aide de la végétation. « Cette année, nous avons choisi de réanimer l’ancien lit de la rivière de l’Erdre, comblé pendant la guerre et devenu le cours des Cinquante-Otages », explique Jacques Soignon, directeur des espaces verts. Les branches de chêne et de charme formant « la danse des arbres bleus » (voir ci-dessus) ont été taillées par le service d’arboriculture urbaine de la Ville dans la forêt du Gâvre, en accord avec l’ONF. Accompagnant les arbres bleus, un jardin linéaire s’adjoint aux magnolias déjà présents, pour former une rivière d’arums blancs, symbolisant l’Erdre qui s’écoulait là autrefois. Positionnée en pleine rue, comme éléments du mobilier, une trentaine d’abreuvoirs, plantés de végétaux aux qualités phyto-épuratrices, et une cinquantaine de grandes lessiveuses plantées d’un lotus, viennent suggérer les bassines d’antan. « Le lotus, né de la boue, est une plante phyto-épuratrice par excellence », rappelle Françoise Barret.

Sur le bassin du quai Ceineray, les « jardins flottants » constituent des îles jardinées rappelant les marais plantés de roseaux, du temps où les bateaux-lavoirs jalonnaient les rives de la rivière. La conception de ce projet a été confiée à Pierre Oréfice et son association Manaüs. Le bateau-lavoir de François Delarozière – né lors des Floralies 2004, et transformé en bar et guinguette – sera animé tout l’été.

Sur l’île de Versailles, une exposition explique aux visiteurs comment les micro-organismes, associés aux systèmes racinaires des plantes, peuvent aider à purifier l’eau, notamment dans les zones humides.

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