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Savoie Albertville, pionnier de l’éco-prêt

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Energie renouvelable - Logement social

‘LOffice public de l’habitat de la ville d’Albertville est le premier signataire de l’éco-prêt créé par le Grenelle de l’environnement. Le fruit d’un concours de circonstance : « La résidence des Lutins, construite en 1974, avait besoin d’une réhabilitation lourde, et nous voulions en profiter pour améliorer ses performances énergétiques, explique Pascal Verot, directeur général de l’office. Les deux bâtiments (49 logements) se situaient en classe E sur l’étiquette énergie (231 à 330 kWh/m2.an), et notre projet était clairement de les ramener vers le B (90 kWh/m2.an), c’est-à-dire diminuer de 63 à 76 % les dépenses énergétiques. Nous étions pile dans les objectifs de l’éco-prêt social, à taux fixe de 1,9 % sur quinze ans. Nous avons pu bénéficier de conseils avisés, notamment de la Caisse des dépôts. Et puisqu’il s’agissait de la première opération, nous avons bénéficié d’un bonus exceptionnel de 1 500 euros par logement ! »

698 000 euros par logement

Les travaux des Lutins sont lancés. « Nous agissons sur l’amélioration thermique, avec création d’une isolation par l’extérieur, pose de fenêtres double vitrage, installation d’une chaudière collective gaz à condensation. et nous posons 240 m2 de panneaux solaires photovoltaïques. Par ailleurs, nous effectuons des opérations classiques de réhabilitation ».

Les travaux vont s’élever à 2 millions d’euros, soit 42 659 euros par logement, dont 42 % directement pour les économies d’énergies. C’est ce surcoût et lui seul qui bénéficie de l’éco-prêt, qui s’élève ici à 698 000 euros. « Pour financer ce surcoût, nous avons quand même besoin d’aides complémentaires, explique Pascal Verot : celle du conseil général de la Savoie, correspondant à 25 % de l’assiette des travaux d’amélioration thermique, soit 189 560 euros ; celle commune à la région et l’intercommunalité, correspondant à 10 % de cette même assiette, soit 58 733 euros. »

Au final, l’office n’a pas eu à puiser dans ses fonds propres. Les locataires ne feront, dans un premier temps, pas d’économie : ce qu’ils économiseront en charges, ils le paieront en augmentation de loyer.

Bilan de cette première expérience de l’éco-prêt ? « Un dossier tout de même complexe à monter, pour des aides qui ne comblent pas totalement les surcoûts. Mais nous n’aurons de toute façon pas à l’utiliser si souvent : nous n’avons pas tant d’immeubles  » passoire  » à réhabiliter ! »

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