Management Prévention

Santé sécurité au travail : le cercle vertueux

Mots clés : Risque sanitaire

Si, en matière de sécurité au travail, la responsabilité de l’employeur est souvent évoquée, la prévention des risques peut être une chance pour l’entreprise.

Avec l’introduction prochaine d’un compte personnel de prévention de la pénibilité, mais aussi avec le renforcement de l’intervention de l’inspection du travail, la question de la santé et de la sécurité au travail est plus que jamais à l’ordre du jour. Pour autant, les entreprises ont déjà particulièrement avancé dans ce domaine, indissociable du fameux document unique, relatif à l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs (décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001), prévue par l’article L.230-2 du Code du travail. Obligatoire pour toute entreprise, quels que soient sa taille et son secteur d’activité, celui-ci comporte un inventaire des risques identifiés à partir de plusieurs données : analyse des risques réalisée par le CHSCT, listes des postes de travail à risques particuliers, fiche d’entreprise rédigée par le médecin du travail. Ce document est mis à la disposition des salariés, des membres du CHSCT, des délégués du personnel, du médecin du travail, des agences de l’inspection du travail, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale.

L’incontournable document unique

« Le document unique de sécurité a permis à la profession de prendre conscience de la question de la sécurité au travail alors que ce n’était peut-être pas jusqu’ici la priorité numéro un, reconnaît Franck Bernigaud, président de la commission sociale de la FNBM et dirigeant de la société BigMat Béréziat. Le document unique doit normalement faire l’objet d’une mise à jour régulière, on évoque au moins une fois par an, et en tout cas dès qu’une modification intervient, comme la survenance de risques jusqu’ici non identifiés ou d’un accident du travail. Cet inventaire qui identifie les dangers, hiérarchise les risques et, idéalement, propose des actions de prévention. Comme le souligne, Valérie Vermorel, responsable RH du groupe BigMat Girardon : « Il faut toujours veiller à faire le lien entre tous les outils et à faire vivre le document unique, notamment en corrélation avec le plan de formation et les décisions d’organisation prises au sein de nos sociétés ». C’est exactement ce que pense Franck Bernigaud qui estime « qu’il convient de faire évoluer le document unique de sécurité en fonction de l’évolution des risques, se l’approprier et le faire vivre avec...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 393 du 20/03/2014
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