Régions Besançon

Saint-Jacques veut innover en secteur sauvegardé

Mots clés : Etat et collectivités locales - Transport ferroviaire

6 787 entreprises de tous secteurs soutenues par Bpifrance Grand Est en 2016, pour un total de 2,1 milliards d’euros.

44,9 M€ Les dépenses d’investissements prévues dans le budget 2017 de Pays de Montbéliard Agglomération.

154 M€ Coût du renouvellement de la voie ferrée entre Culmont-Chalindrey (52) et Barisey-la-Côte (54) jusqu’en décembre.

En attendant d’être libérés en 2023 des derniers services médicaux qu’ils abritent, les 7 hectares du site de l’hôpital Saint-Jacques de Besançon se préparent déjà à une reconversion qui s’annonce comme un exemple majeur en secteur sauvegardé. « Historiquement exclus du développement urbain en raison de leur activité, les lieux offrent désormais la possibilité de relier au Doubs une nouvelle partie du centre-ville », décrit Dominique Schauss, conseiller municipal délégué au projet. La réflexion engagée par la Ville et le centre hospitalier régional universitaire (CHRU), propriétaire, confère à l’opération une identité forte qui justifie le lancement d’un appel à projets, en cours jusqu’au 19 mai.

Les éléments du programme prévu sur dix ans lui donnent la vocation d’une « Cité des savoirs et de l’innovation ». A un potentiel d’habitat évalué entre 350 et 600 logements, s’ajoutent des équipements culturels avec une médiathèque municipale jumelée avec une nouvelle bibliothèque universitaire, un pôle de formation avec le transfert de l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ex-IUFM) et du Centre régional de documentation pédagogique, des bureaux, un « Village by CA » (le concept de pépinière de start-up du Crédit agricole), un hôtel et un centre de congrès. La capacité constructible s’élève à environ 80 000 m2 de surface de plancher, en neuf et en réhabilitation. La moitié des bâtiments sont classés monuments historiques ou sont concernés par la loi Malraux sur la protection des centres historiques, comme ceux de la fin du XVIIe siècle qui forment une cour carrée à l’entrée du site.

Un opérateur désigné en 2018. Dans ce programme ambitieux, le CHRU cherche à optimiser la charge foncière afin de « préserver [sa] propre capacité à investir », indique sa directrice générale Chantal Carroger. L’appel à projets impose à l’aménageur-promoteur qui réalisera l’opération de s’entourer, dès la phase du concours, d’un promoteur spécialiste de la reconversion de bâtiments historiques, d’un architecte-urbaniste, d’un architecte des monuments historiques et d’un paysagiste.

L’objectif étant de signer une promesse de vente du foncier en milieu d’année prochaine, le choix de l’opérateur interviendra en février 2018, après la sélection en juin prochain de cinq équipes invitées à concourir. Une révision du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) précédera le démarrage des travaux.

L’opération a également vocation à déborder de Saint-Jacques pour s’étendre sur le site de l’Arsenal, en face, où le CHRU partage 2 hectares avec l’université de Franche-Comté. Cette dernière a inauguré sur place, en début d’année, la Maison des sciences de l’homme et de l’environnement, dans une ancienne usine de munitions. La réalisation préfigure la restructuration des bâtiments d’enseignement, envisagée après 2020 dans le contrat de plan Etat-région. De plus, la place Saint-Jacques, aménagée par la Ville en un plateau semi-piétonnier et prolongée par un jardin public, raccrochera les lieux aux rives du Doubs, actuellement occupées par un parking.

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