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Saint-Gobain étend sa zone de confort

Mots clés : Démarche environnementale - Industriels du BTP

L’industriel se recentre sur l’habitat durable pour renforcer son développement.

Le patron de Saint-Gobain – 41 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014 et 6 % de marge – l’avait annoncé dès son arrivée à la tête du groupe industriel français, en 2007 : sous son ère, le mastodonte des matériaux de construction allait peu à peu se muer en spécialiste de « l’habitat durable ». A l’approche des 350 ans du groupe, qu’il fêtera en grande pompe, place de la Concorde, en octobre prochain, Pierre-André de Chalendar se rapproche de son objectif. Deux mouvements stratégiques doivent porter la part des activités du groupe dans l’habitat à 80 % avant la fin de l’année : la disparition définitive du pôle conditionnement en verre avec la cession de la filiale Verallia, et la prise de contrôle – certes plus compliquée que prévu – de la pépite suisse Sika, spécialisée dans la chimie du bâtiment.

Un positionnement mondial.

Poursuivre le « renforcement du groupe sur les marchés porteurs de l’habitat durable », ce leitmotiv a été de nouveau inscrit dans le rapport annuel de résultats, début 2015. A Paris, Shanghai ou São Paulo, Pierre-André de Chalendar tient le même discours : il veut rendre l’habitat « plus confortable pour tous » grâce aux solutions techniques de Saint-Gobain. Un positionnement « très porteur » selon le dirigeant, car la consommation des produits fabriqués par ses filiales – le verre à couches de Glassolutions, les mortiers de Weber, la plaque de plâtre de Placo, les isolants d’Isover… – augmente en même temps que le niveau de vie. Des produits à forte valeur ajoutée que l’industriel façonne pour le marché grandissant de la rénovation plus que pour la construction neuve résidentielle.

Pour les promouvoir, il s’est emparé d’un concept qui vaut déjà de l’or : le « multiconfort ». Au-delà du simple confort thermique, dont les problématiques ont déjà bien pénétré les mentalités, le confort signé Saint-Gobain passe par l’acoustique (isolation), l’éclairage naturel, la qualité de l’air ou encore l’évolutivité des espaces. Quinze marques du groupe aptes à répondre à ces besoins spécifiques proposent déjà des solutions transversales. Au-delà de l’image d’industriel « vert », Saint-Gobain y trouve des vecteurs de croissance inédits dans les pays matures grâce aux préoccupations d’efficacité énergétique et, de plus en plus, dans les pays émergents avec l’apparition de vastes classes moyennes au Brésil et en Chine. Un enjeu stratégique « à vingt ans », concède-t-on en interne.

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ENCADRE

L'état-major de Saint-Gobain

Pierre-André de Chalendar, P-DG ; Didier Roux, directeur de la recherche et du développement et de l’innovation ; Jean-Pierre Floris, directeur général adjoint chargé de la supervision du pôle Matériaux innovants ; Claude Imauven, directeur général adjoint chargé du pôle Produits pour la construction ; Benoît d’Iribarne, directeur du pôle Matériaux haute performance ; Patrick Dupin, directeur du pôle Vitrage ; Benoît Bazin, directeur général adjoint chargé du pôle Distribution Bâtiment ; Maurice Manceau, directeur Habitat France.

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