Régions Nord et Pas-de-Calais

RTE va doubler sa ligne en limitant son impact

Mots clés : Electricité - Métier de l'immobilier - Politique de la ville

30 M€ Budget d’investissement de la Ville de Caen pour 2017. Il s’élevait à 31,5 M€ en 2016, soit une baisse de 5 % environ.

+ 12 % Augmentation de la dotation par l’Etat de la politique de la ville pour Amiens en 2017. Elle atteint désormais 2 M€.

63 000 € Prix médian des terrains à bâtir dans le département du Nord en 2016.

Source : Notaires de France – BDD Perval.

Les gigantesques travaux de la ligne électrique à 400 000 volts entre Avelin (au sud de Lille) et Gavrelle (au nord d’Arras) devraient commencer à la mi-2019, soit presque huit ans après le premier débat public. Le coût estimé est d’au moins 150 millions d’euros. Le tracé du « fuseau de moindre impact » a été validé à la mi-octobre 2014, et le projet a été reconnu d’utilité publique le 19 décembre dernier. « Cette ligne est la seule du nord de la France à être encore en simple circuit. Ce “ maillon faible ” a une capacité qui n’est aujourd’hui que de 1 500 MW », résume Cyril Wagner, directeur du projet pour Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF.

Réduction des ondes électromagnétiques. Sur 30 km, la ligne traverse aujourd’hui avec ses 80 pylônes une zone de 1,7 million d’habitants. Le projet consiste à la doubler, avec une capacité de 2 300 MW pour chacune des deux lignes. Après cinq années d’études, de concertation, puis d’instruction, le projet et son tracé sont enfin bouclés. « Notre préoccupation majeure a été de s’éloigner des habitations. Avec le nouveau tracé, seules 273 maisons seront à moins de 250 m de la ligne, contre 551 aujourd’hui », souligne Cyril Wagner.

A la suite de la concertation avec les riverains, RTE a aussi décidé d’installer une quarantaine de pylônes d’un nouveau genre pour cette deuxième ligne. « En dépit d’une puissance trois fois plus élevée, leur forme de mât de bateau à voile permettra de réduire significativement les émissions d’ondes électromagnétiques vers leur voisinage. Cependant, tout reste à inventer. Nous avons lancé les appels d’offres, et retenu six entreprises. Les résultats seront connus à la fin du mois », précise le directeur de projet.

Il ajoute que l’enfouissement de près de 50 km de réseaux, situés en dehors de la ligne Avelin-Gravelle, est aussi prévu au titre de mesures compensatoires. Soit environ 15 km de lignes de 90 000 volts dans l’Arrageois, 5 km de lignes de 225 000 volts dans l’ex-bassin minier, et 30 km de lignes de 20 000 volts dans la Pévèle. « Plus de 220 pylônes et poteaux vont ainsi être démontés. L’opération permettra de récupérer au total 3 000 m2 de surface agricole qui avaient été rendues inutilisables », souligne Cyril Wagner. Des plantations sont aussi prévues aux abords de certains secteurs comme les postes électriques d’Avelin et de Gavrelle. La création de voies vertes végétalisées est aussi à l’étude à Avelin, Moncheaux, Courcelles-lès-Lens, Leforest et Gavrelle.

Insertion sociale. « L’ensemble des travaux va occuper 100 personnes à temps plein durant trois ans, avec des pics à 250 personnes, notamment au moment de la dépose des lignes existantes. Nous nous sommes engagés à ce qu’il y ait au moins 30 millions d’euros de retombées locales sur l’ensemble des travaux. Il y aura aussi au moins 15 000 heures d’insertion sociale. Nous allons présenter le projet aux entreprises locales lors d’un premier forum qui sera organisé cette année en partenariat avec la CCI et la FFBTP », précise Cyril Wagner. RTE va aussi devoir proposer aux propriétaires de la trentaine d’habitations situées à moins de 100 m des câbles un rachat de leur bien immobilier, selon des procédures qui restent à définir.

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