[TO] Règles techniques Certification

Route durable devient HQE Infrastructures

Mots clés : Haute Qualité Environnementale - HQE - Normalisation - Marquage CE - Réseau routier

Remise au goût du jour, la certification Route durable devient HQE Infrastructures. Les critères du nouveau référentiel ont été simplifiés et élargis à tous les types d’infrastructures routières.

Couramment considérées comme des supports du développement social et économique des territoires, les infrastructures routières doivent également pouvoir répondre aux enjeux environnementaux actuels. C’est dans cette optique que l’organisme certificateur Certivéa, en partenariat avec le conseil général du Nord, a remis au goût du jour la certification Route durable, élaborée en 2010. Dénommée HQE Infrastructures, cette nouvelle version, fruit des retours d’expérience de neuf opérations pilotes menées de mars 2013 à avril 2014 dans sept départements et communautés urbaines, s’adresse aux élus et aux chefs de projets désireux de « concevoir, construire et rénover autrement les infrastructures routières, quelle que soit leur importance », pour reprendre les termes de Patrick Nossent, président de Certivéa.

Fondée sur une approche globale et transversale, HQE Infrastructures permet d’évaluer un projet routier à partir de 16 objectifs de performance de développement durable de la route (PDDR), répartis en quatre grands thèmes : management responsable, environnement, social et économie. « Nous avons simplifié la démarche pour qu’elle soit plus facile à déployer. Nous avons, par exemple, réduit le nombre d’objectifs. Nous avons aussi revu la rédaction des indicateurs de mesure et d’appréciation, à la fois pour qu’ils collent davantage aux réalités du terrain et pour les adapter aux petits projets locaux : réalisation d’un giratoire ou d’un ouvrage de franchissement, rénovation d’une chaussée, déviation, confortement de berge, etc. », explique Patrick Nossent.

Le « management responsable » passé au crible

En outre, et davantage que par le passé, le volet « management responsable », regroupant trois critères – synergie et cohérence avec le projet du territoire et ses infrastructures, écoute des besoins et attentes, impact et acceptabilité du chantier -, figure en bonne place dans le nouveau référentiel. Comme l’indique le président de Certivéa : « L’acceptabilité sociétale des grands projets d’infrastructures se pose aujourd’hui en des termes différents d’il y a quelques années. » De même, la maîtrise foncière – motif fréquent de tensions lors de la préparation et de la réalisation des projets – est désormais prise en compte. « Ce critère porte aussi bien sur l’achat des terrains que sur la valorisation foncière induite par l’infrastructure », précise Patrick Nossent.
Répondant ainsi aux nouvelles exigences du secteur et aux attentes des professionnels, cette nouvelle certification s’inscrit dans la lignée des certifications HQE Bâtiment et HQE Aménagement. « Les infrastructures sont aussi une composante de la ville durable, souligne le responsable. Aujourd’hui dédiée aux routes, HQE Infrastructures s’ouvrira demain à d’autres familles d’infrastructures : transports en site propre, équipements ferroviaires, maritimes, etc. Nous préparons la suite… »

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