Territoires

Rouen La reconquête des hangars portuaires touche à sa fin

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE

Sur les deux rives de la Seine, la reconquête des quais du fleuve par la requalification ou la démolition des hangars portuaires se poursuit. « Elle est même en voie d’achèvement », se réjouissait Frédéric Sanchez, président de la métropole Rouen-Normandie, le 6 juillet dernier, lors de la présentation du projet du hangar N° 107.

Situé sur la rive sud, entre la scène de musiques actuelles (le 106) et le futur hôtel d’agglomération (le 108), le hangar 107 a la particularité de ne pas être soumis à une charte urbaine comme, par exemple, celui dit « Espace des marégraphes », sur la rive droite. Sa démolition devait donc avoir lieu dès cet été. L’opération fait suite à un appel à projets lancé conjointement par la Ville, la métropole et le Grand Port maritime de Rouen (GPMR), le bâtiment appartenant en effet au domaine public maritime.
Après un premier appel à projets infructueux, un permis de construire a été déposé, à la fin de l’année 2015, par le promoteur rouennais At’Ome (groupe Odyssenior). La maîtrise d’ouvrage est assurée par Odyssée & Cie, filiale du groupe Odyssenior, spécialisé dans la gestion de maisons de retraite. La maîtrise d’œuvre a été confiée à Laurent Bérenger du cabinet rouennais AZ Architecture.

Une brasserie et des sièges.

Bénéficiant d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT) du domaine maritime, le nouveau bâtiment, livrable en septembre 2017, comprendra en rez-de-chaussée une brasserie de 800 m2, un café-concert, un espace d’exposition central et mutualisé, une conciergerie et une crèche. Au premier étage, le Crédit agricole créera un incubateur d’entreprises dédié aux start-up du numérique. Au deuxième étage, le groupe rouennais PGS, leader national de la palette en bois, installera son nouveau siège social. Le dernier niveau accueillera une étude notariale, les sièges sociaux d’AZ Architecture, Odyssenior et At’Ome (sa filiale de promotion immobilière) ainsi que des bureaux. L’ensemble offrira 7 117 m2 de surface de plancher. Le montant total de l’opération devrait avoisiner les dix millions d’euros, dont sept pour les travaux. Sur le plan architectural, la réhabilitation respectera le « style » hangar, avec des matériaux de type brique ou zinc.

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