Enjeux Est

Roger Martin milite pour une croissance à taille humaine

Depuis que Vincent Martin en a pris les rennes, il y a bientôt cinq ans, le groupe de travaux publics côte-d’orien Roger Martin a pris de l’embonpoint. Quatrième génération aux commandes, le président du directoire a, cette année encore, concrétisé plusieurs opérations de croissance externe. « Il aurait été dommage de ne pas saisir des opportunités en cette période de disette de la commande publique », explique-t-il. Les acquisitions des Suisses Bugnon Construction et MJM Global Building (gros œuvre) et des Nivernais Merlot TP et Axiroute (terrassement-voirie) ont pour point commun de procurer un pied-à-terre à proximité de marchés prometteurs : les infrastructures de transport helvètes et les projets du Grand Paris, voire les potentiels JO 2024.

L’arrière-grand-père de Vincent Martin avait donné son essor à l’entreprise d’asphalte et de pavage grâce à l’entretien d’une partie de la ligne PLM qui passe par Dijon. Les générations suivantes y ont ajouté les capacités industrielles (carrières et centrales) à réaliser des chantiers autoroutiers puis des lignes à grande vitesse. La Franche-Comté, où la famille a des racines, constitue le plus important déploiement géographique, suivi du Centre, de Rhône-Alpes et du Sud-Ouest. En 2014, un virage dans le bâtiment et les ouvrages d’art, avec la SNCTP, a préfiguré l’objectif de réduire la dépendance aux marchés publics, en ramenant leur part de 70 à 50 %. Le dirigeant, qui dit transmettre à ses équipes « la culture de la gagne », ne déroge pas cependant au discours de ses aînés : l’entreprise restera à taille humaine. Grossir oui, mais prudemment, pour ne pas être contraint un jour à un régime sec.

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