Territoires

Rochefort Le pont transbordeur s’offre une cure de jeunesse

Mots clés : Ouvrage d'art

Le pont transbordeur de Martrou à Rochefort (Charente-Maritime) fête cette année ses cent seize ans. Le temps n’a pas épargné cet ouvrage aujourd’hui unique en France, dû à l’ingénieur Ferdinand Arnodin. Après la rupture d’un tirant lors de la tempête Xynthia, la direction régionale des affaires culturelles de Poitou-Charentes a engagé un projet de mise en sécurité et de restauration générale sous la maîtrise d’œuvre de Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments historiques. Compte tenu de la complexité de ce projet qui prévoit la restitution de l’ouvrage dans sa version initiale de 1900, le dossier a été transféré à l’opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic). L’Oppic intervient désormais comme maître d’ouvrage pour le compte du ministère de la Culture et de la Communication.

Chantier difficile.

Le pont du Martrou affiche des dimensions impressionnantes qui rendent le chantier de rénovation difficile. En effet, culminant à 50 mètres au-dessus de la Charente, le tablier de 175 mètres de long est monté sur quatre pylônes métalliques de 66 mètres de haut prenant appui sur huit piles en maçonnerie. Son tablier sera déposé, dépollué et remplacé par un tablier neuf de type treillis « Arnodin », les pylônes seront restaurés, les câbles, haubans et suspentes remplacés. « Nous reviendrons à la suspension d’origine avec un mixte suspendue-haubanée sur la travée centrale et la suppression de la seconde nappe de retenue des pylônes », précise l’Oppic. Après un dialogue compétitif, l’opérateur a retenu l’entreprise Baudin-Châteauneuf de Tours pour mener les travaux de sécurisation et de réhabilitation générale. La mise en lumière est également programmée.

Les premiers travaux s’étalent tout l’été jusqu’en septembre et portent sur la restauration des pylônes. La seconde tranche, d’octobre 2016 à juin 2017, portera sur la fabrication des éléments de tablier et de suspensions. Suivront leur mise en place et celle des dispositifs mobiles. La quatrième tranche sera consacrée aux réglages, équilibrages, à la repose de la nacelle. La remise en service du pont est programmée pour janvier 2019. Au total, ce chantier représente un investissement de 22,5 millions d’euros financés par le ministère de la Culture et de la Communication et la Direction générale des patrimoines.

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