Architecture Technique Aménagement

Rocade L2 : contourner le centre-ville de Marseille n’est pas sans contraintes

Mots clés : Réseau routier

Après un an et demi de chantier sous tension, la rocade de près de dix kilomètres mettra en service son tronçon est à l’été 2016, puis le nord fin 2017.

L’ouvrage qui va relier les autoroutes A7 et A50 par une deux fois trois voies est très attendu afin de décongestionner le centre-ville de Marseille (environ 100 000 véhicules/jour à la mise en service) et terminer, enfin, une opération dont les premières esquisses remontent aux années 1930 avec le plan Gréber… En tranchée couverte sur plus de 50 % du tracé au nord, zone urbaine dense, le chantier impose de nombreuses déviations de réseaux, puis des travaux de génie civil et de terrassement lourds dans des secteurs où les emprises sont réduites. « Nous sommes actuellement à 80 % du chantier actif sur le tracé et nous serons à 100 % en septembre, un pic d’activité qui va mobiliser pendant plusieurs mois 600 personnes et des moyens matériels importants sur le terrain », explique Inouk Moncorgé, directeur général de la Société de la Rocade L2. Ce PPP de 620 millions d’euros, le plus important PPP routier réalisé en France, financé aux deux tiers par l’Etat et les collectivités locales, devrait représenter au plus fort, avec les équipes d’ingénierie, de construction du GIE L2, piloté par Bouygues TP et les sous-traitants, un chantier de 1 000 personnes.

A l’est, où l’essentiel du génie civil et du terrassement a déjà été réalisé, les travaux portent sur l’achèvement de l’échangeur de Florian, des points d’échanges avec la voirie urbaine, un prolongement de la tranchée couverte de la Fourragère, etc.

Premiers essais sous tranchée couverte.

« La mise en conformité du génie civil est presque achevée. Les travaux de chaussée et d’équipements sont en cours. Des premiers essais sont prévus pour la tranchée couverte de Saint-Barnabé début juillet », commente Inouk Moncorgé. Il restera à finaliser les raccordements et à réaliser les aménagements de surface, prévus dans le PPP. Les travaux les plus importants sont au nord : échangeur et tranchée couverte de Saint-Jérôme, tranchée couverte de Sainte-Marthe (plus d’un kilomètre), voie nouvelle au niveau du MIN des Arnavaux, échangeur des Arnavaux avec un nouveau franchissement de l’A7, protection contre les chocs et les risques d’incendie sous le Merlan. Ouvrage routier classique, la L2 déploie plusieurs types de soutènements pour les tranchées couvertes. « Nous mettons en œuvre trois types de parois : parois moulées, pieux sécants ou parois lutéciennes. Le terrassement intervient ensuite, en traditionnel ou entre les butons », détaille Inouk Moncorgé. Exigence environnementale oblige, 70 % des déblais vont être réemployés sur site.

A terme, il est prévu de reconstituer sur la dalle un réseau viaire interquartier, des cheminements piétons et cyclistes et une plate-forme pour un transport collectif en site propre. Ce projet est piloté par Marseille Rénovation Urbaine avec des maîtrises d’ouvrage réparties entre la Société de la Rocade L2, MPM et la Ville.

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ENCADRE

800 000 m 3 de déblais, réemployés à 70 % sur le site. 150 000 t  de béton. 250 000 t  d’enrobés.
Jusqu’à
1 000 employés.

ENCADRE

Maître d’ouvrage : Société de la Rocade L2, titulaire du PPP (30 ans). Groupement Constructeur : GIE L2, composé de Bouygues TP (mandataire), Colas Midi-Méditerranée, Spie Batignolles et leurs filiales avec Egis pour l’ingénierie Coût : 620 millions d’euros financés aux deux tiers par l’Etat, la région Paca, le CG 13, la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole et un tiers par des investisseurs privés et des banques.

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