Enjeux Logement

Richard Ferrand trace la feuille de route du gouvernement

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement

De son propre aveu, il n’est pas encore « un expert du logement ». Mais Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, compte le devenir. Peu de temps après sa nomination, celui qui est aussi député (PS) du Finistère a lancé un cycle de rencontres avec les acteurs du secteur. L’occasion d’écouter leurs doléances et de dévoiler la feuille de route de l’exécutif. « Après six jours de prise de poste, tous les arbitrages n’ont pas encore été réalisés », a-t-il prévenu en clôture de l’assemblée générale de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM, le 23 mai à Paris. Mais il s’inscrit dans la continuité de la politique menée par Emmanuelle Cosse : « Beaucoup a été fait sur le plan législatif et réglementaire, des résultats ont été obtenus, il faut les consolider. Les secteurs du logement et de l’urbanisme ont besoin de stabilité pour permettre à chacun d’y voir clair. Mais cela ne veut pas dire que rien ne sera modifié. » Il souhaite, par exemple, « simplifier pour de vrai » les normes de construction.

Ayant conscience « des effets nocifs du stop and go sur l’activité économique », Richard Ferrand a indiqué qu’il « parierait » sur la prorogation du prêt à taux zéro au-delà du 31 décembre 2017. Le ministre ne s’est pas prononcé sur l’avenir du dispositif Pinel, mais les arbitrages devraient être connus rapidement. « Le secteur du logement est majeur en termes économiques et d’emploi, avance l’ancien mutualiste. J’ai conscience qu’il ne faut pas attendre les discussions budgétaires de fin d’année pour indiquer aux professionnels si les dispositifs sont pérennisés ou remis en cause. »

Territorialiser les objectifs. En contrepartie d’avantages fiscaux, les acteurs du secteur doivent s’attendre à ce que le gouvernement leur demande d’innover. Car pour Richard Ferrand, « on résume trop souvent le secteur à une statistique : celui de la production. Est-ce pertinent pour caractériser la politique du logement ? Pas seulement. Ces objectifs ont du sens s’ils sont territorialisés. L’enjeu, c’est la reconquête des territoires qui se sentent parfois abandonnés. » En matière d’innovation, Action Logement a déjà annoncé réfléchir au développement d’un bail mobilité dédié aux locataires et aux propriétaires. Tout comme la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM. Aussitôt arrivé, le ministre a mis les professionnels en marche.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X