Territoires

Rhône-Alpes Les plates-formes de rénovation énergétique peinent à massifier les travaux

Mots clés : Efficacité énergétique

L’appel à manifestation d’intérêt lancé, en juin 2014, par la région Rhône-Alpes et l’Ademe a porté ses fruits. Pas moins de 22 plates-formes de rénovation énergétique sont aujourd’hui opérationnelles en Rhône-Alpes. Couvrant 54 % de la population régionale, la plupart de ces plates-formes travaillent en étroite collaboration avec les espaces infos énergies de leur territoire. Outil d’information et d’accompagnement des propriétaires occupants désireux d’entreprendre des travaux de rénovation énergétique, ce dispositif devait également être le maillon de la massification. Et le schéma régional climat air-énergie (SRCAE) est plus qu’ambitieux en la matière avec un objectif de 100 000 logements réhabilités par an. Alors, où en est-on réellement ?
Avec 25 000 logements rénovés en Rhône-Alpes annuellement, les objectifs du SRCAE sont loin d’être atteints ! Les facteurs expliquant ce retard sont multiples. Encore jeune, le réseau des plates-formes doit se faire connaître auprès du grand public. Un premier pas, loin d’être suffisant. Encore faut-il que les ménages transforment leur souhait de rénovation en chantier. Le message véhiculé est alors primordial ; s’ils sont trop militants ou trop techniques, les discours ne font pas recette. Aussi, les conseillers des plates-formes doivent trouver d’autres biais, comme l’amélioration du confort dans le logement, pour convaincre les ménages de passer à l’acte.

Encourager la rénovation du parc privé.

« La question financière est le principal point bloquant », constate Thomas Robert, directeur de la plate-forme « Parc Eco Habitat », qui couvre le territoire des Monts du Lyonnais (40 000 habitants). Alors, comment financer les demandes ? La Métropole de Lyon a opté pour un accompagnement financier significatif des ménages en votant un budget de 30 millions pour la rénovation du parc privé et public. « Nous encourageons la rénovation du parc privé en octroyant une aide de 3 500 euros pour des rénovations BBC », illustre Béatrice Vessiller, vice-présidente de la Métropole de Lyon, chargée de la rénovation thermique des logements. Au-delà des subventions, les collectivités doivent aussi définir les conditions d’accompagnement des travaux avec les établissements bancaires. La région réfléchit aujourd’hui à la création d’un fonds de garantie pour inciter les banques à consentir des prêts collectifs aux copropriétés. D’autres réflexions sont en cours sur le lancement d’un fond d’avance sur aides.

Accompagner les copropriétés.

Animée par l’agence locale de l’énergie, la plate-forme Ecorenov, portée par la Métropole de Lyon, s’intéresse de près aux copropriétés, vecteur indispensable de la massification. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le syndic et les gestionnaires d’immeubles. Nous allons également mettre en place un accompagnement spécifique pour conseiller techniquement et financièrement les copropriétés », précise l’élue. Un prestataire extérieur qui ne se substituera ni à la maîtrise d’œuvre, ni aux entreprises… Et sur ce point, les professionnels du BTP restent vigilants et comptent bien conserver leur rôle de prescripteur.

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