Régions Lille et Lomme

Retour vers le futur pour l’écoquartier de la Haute-Deûle

Mots clés : Aménagement paysager

Ce que l’on aperçoit d’abord, en visitant le site des Rives de la Haute-Deûle, au nord-ouest de Lille, c’est un « château de l’industrie » : l’ex-usine textile Le Blan-Lafont, fermée en 1989. Mais cette manufacture à l’ancienne, avec donjon et créneaux, est devenue un « hôtel » pour entreprises de haute technologie, sous le compas de l’architecte Vincent Brossy et sous la houlette de la SEM Soréli. Livré dans ses nouveaux atours en 2009 et rebaptisé EuraTechnologies, l’immeuble abrite désormais 160 sociétés.

Cette reconversion réussie a, en quelque sorte, servi de phare à la mutation d’un ensemble de 25 hectares de friches, dans le quartier lillois des Bois-Blancs et son voisin du Marais, à Lomme. L’urbaniste Jean-Pierre Pranlas-Descours et les paysagistes de l’atelier Bruel-Delmar ont cherché à ouvrir et à désenclaver le secteur. Une grande pelouse s’étend, comme un parvis, au pied d’EuraTech-nologies et descend en pente douce vers un jardin d’eau où sont récupérées les eaux pluviales. Combinés à un principe général de mixité, ces aménagements ont valu un label écoquartier au projet des Rives de la Haute-Deûle en 2013.

« Le territoire comme fondation. » Depuis 2004, les programmes de logements et de bureaux se sont développés, sans nier l’existant. C’est ce que la Soréli appelle « prendre le territoire comme fondation du projet urbain ». À la fin de cette année, 86 700 m2 de bureaux auront été livrés, promus par la Soréli elle-même et quelques opérateurs privés. Parmi ceux-ci, Nacarat a porté des programmes mixtes tertiaire/habitation : l’un est terminé, l’autre est en cours de réalisation sur 5 500 m2 . D’autres immeubles de bureaux réalisés par Térénéo-Nexity (6 000 et 8 500 m2 ) borderont bientôt la « grande pelouse » au centre de la ZAC. En outre, quelque 500 logements privés et sociaux ont été construits et 360 le seront prochainement dans le périmètre de projet. Ils sont le fait de Vilogia, Lille-Métropole Habitat, SNI, des groupes SIA et GHI, Logis Métropole, Dubois Promotion, BC Néoximos et Nacarat. Il faut ajouter des cellules commerciales et de services, ainsi qu’un parking-silo de 460 places.

Douze ans après, le grand projet urbain va connaître une nouvelle phase de croissance.

Le temps de l’extension. La commercialisation d’immeubles tertiaires et d’habitation se poursuit, si bien qu’à fin 2017, les droits à construire de la ZAC actuelle (152 000 m2 ) seront à peu près consommés. Or, il reste des terrains libres dans la ZAC susceptibles d’accueillir 53 000 m2 de surfaces de plancher. La question de la poursuite du projet de la Haute-Deûle est aujourd’hui posée. Une nouvelle ZAC sera vraisemblablement créée par la Métropole de Lille avant le 31 décembre 2017, terme de l’actuelle concession d’aménagement. Elle couvrirait 25 hectares, à l’ouest de la première, sur le territoire de Lomme. Les acteurs restent discrets sur le sujet, mais on pense qu’elle offrira un peu plus de 200 000 m2 de constructibilité, incluant les 53 000 m2 nécessaires à la densification des abords d’EuraTech-nologies. Comme le premier, ce deuxième secteur opérationnel devra conjuguer économie de pointe et habitat de qualité. La SEM Soréli a réalisé l’étude de définition à la demande de la Métropole et de la Ville de Lille. Elle n’est pas assurée d’être l’aménageur de la future ZAC, mais elle sera sur les rangs de la consultation à venir ; et plutôt bien placée, naturellement.

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